
Deux mois après les incendies de Toujounine et Tevragh-Zeina, l’incendie survenu cette semaine à Teyarett, intervient dans un contexte de coupures répétées à Nouakchott. Une répétition qui devient politiquement embarrassante.
La surcharge invoquée par la SOMELEC ne suffit pas pour expliquer la multiplication des coupures ces deux dernières semaines à Nouakchott. Le changement de direction de la société nationale ne suffira pas, à lui seul, à restaurer la confiance des Mauritaniens. À Nouakchott, le véritable test de la nouvelle direction sera désormais ailleurs. Les observateurs attendent que la SOMELEC passe d’une gestion dans l’urgence à une stratégie de prévention, de sécurisation et de fiabilisation durable du réseau. Les citoyens sont en droit de connaître les recommandations de la commission d’enquêtes qui ont été appliquées. Et pour les abonnés, ils attendent une amélioration de l’information pendant les coupures. Des interrogations persistent sur la capacité du réseau et l’entretien des transformateurs de quartier. La SOMELEC doit désormais rendre des comptes sur les résultats. Après Toujounine, Tevragh-Zeina et désormais Teyarett, la priorité doit être transparente.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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