Frais de scolarité de nos enfants

Saviez-vous qu’octobre est un mois déclencheur de diarrhée chez les parents d’élèves ?
Que faudrait-il faire lorsque les frais de scolarité de nos enfants deviennent supérieurs aux revenus des parents ?
Dans cette réflexion, nous tenterons de comprendre et de donner notre point de vue sur la dialectique entre la marchandisation et la privatisation de l’éducation sous nos hangars. Dans cette dialectique, il ne s’agit pas de considérer l’enseignement privé comme mauvais par nature, ni de considérer l’école publique comme nécessairement meilleure. La véritable question est de savoir si les parents ont réellement le choix lorsque l’école publique n’est plus considérée comme le véritable temple du savoir, où tous les enfants d’une même nation devraient, en plus de recevoir un enseignement, se retrouver pour apprendre à se connaître mutuellement.
Lorsque la qualité de l’éducation et les possibilités offertes aux enfants dépendent de plus en plus de la capacité financière de leurs parents, la question dépasse le simple choix d’une école. Elle devient une question de société.
C’est à travers cette connaissance de l’autre, cette proximité et une bonne éducation que peuvent naître les futurs dirigeants capables de transformer leur société et de produire de la valeur.
La plupart des parents cadres font parfois semblant de pouvoir gérer et supporter cette dialectique pour masquer une réalité financière qui peut les conduire progressivement vers l’insolvabilité. Il ne s’agit évidemment pas de généraliser, mais plutôt de mettre en lumière une réalité que certains préfèrent ne pas montrer.
Qu’en est-il donc des familles modestes qui n’arrivent déjà pas à gérer les dépenses essentielles, parfois même le petit déjeuner de leurs enfants ?
Cette situation ne concerne d’ailleurs pas uniquement notre société. Le même phénomène est également visible chez certains de nos voisins.
Derrière la question des frais de scolarité se pose finalement une question plus profonde. Lorsque l’éducation devient trop coûteuse pour les parents, peut-on encore parler d’un véritable choix, ou sommes-nous en train d’assister progressivement à une marchandisation de l’accès au savoir ?
Si l’éducation est le lieu où se prépare la société de demain, peut-elle devenir progressivement un privilège déterminé par le pouvoir d’achat des parents ?
@Yoo Alla Faabo
Abdoul Bocar GUISSÉ (Informaticien)

 

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