Courrier international – Les républicains “ont afflué”, mercredi 9 septembre, à Dallas, au Texas, pour l’ouverture de la convention de mi-mandat de leur parti, “le président Trump étant appelé à occuper le devant de la scène”, selon The Wall Street Journal.
Tête d’affiche de ce raout républicain qui s’achèvera jeudi, Donald Trump s’est exprimé peu après 21 heures (3 heures du matin à Paris), “présentant les midterms comme un référendum sur sa présidence”, résume The New York Times. “S’il vous plaît, faites comme si j’étais candidat” en novembre, a-t-il lancé lors d’un discours d’un peu moins de deux heures.
Le milliardaire a ensuite “fait une promesse inhabituelle” aux Américains, selon les mots du Wall Street Journal : il s’est engagé à verser un “dividende” de 5 000 dollars (presque 4 300 euros) à chaque citoyen adulte si les républicains remportaient la Chambre des représentants et le Sénat.
“On ignore comment il compte s’y prendre, écrit le New York Times. Sa promesse de ne verser un dividende qu’en cas de victoire d’un seul parti risque de soulever des questions juridiques et serait extrêmement coûteuse, probablement plus de 1 000 milliards de dollars.” Le journal rappelle par ailleurs que “la chute de sa popularité pourrait compromettre les chances de son parti” lors de ce scrutin.
Cette somme, ce “dividende Trump”, “éclipserait” le montant des chèques distribués aux États-Unis pendant la pandémie de Covid-19 et “risquerait d’aggraver le déficit”, commente de son côté Politico.
Dénigrement des démocrates
Avant la prise de parole de Donald Trump, qui doit revenir jeudi pour prononcer le discours de clôture du rassemblement, les premiers orateurs “se sont concentrés sur certains des sujets de prédilection de M. Trump, tels que la sécurité aux frontières et le dénigrement des démocrates”, et notamment de l’ex-président Joe Biden, raconte le New York Times.
“Les dirigeants [du Parti républicain] ont dépeint les démocrates comme des extrémistes radicaux, déconnectés des valeurs américaines”, observe aussi le Wall Street Journal.
Ne pas poser de questions sur le pouvoir d’achat
En revanche, note le New York Times, d’autres sujets n’ont pratiquement pas été évoqués. Comme la guerre contre l’Iran et les politiques protectionnistes du président en matière de droits de douane, “qui ont toutes deux contribué à maintenir les prix élevés de l’essence, des produits alimentaires et d’autres biens de consommation”.
Politico dresse le même constat. Si l’ambiance était “à la fête”, dans l’American Airlines Center, le site d’information politique dit qu’il ne fallait “surtout pas” poser de questions sur le pouvoir d’achat. “Les républicains paniquent à l’idée que les politiques du président Donald Trump éclipsent leur message sur le coût de la vie – et qu’il soit peut-être trop tard, à l’approche des élections, pour y remédier”, explique le média.
Car dans la capitale pétrolière du pays, “les élus et candidats du Parti républicain se sont réveillés devant une réalité alarmante : Trump intensifie sa guerre commerciale avec le Canada alors que le prix du baril de pétrole atteint les 100 dollars, à la suite de nouvelles frappes militaires contre l’Iran”.




