Mauritanie : un État qui prêche la décentralisation mais pratique la centralisation absolue

Au moment où le gouvernement déroule son ambition pour le développement de Nouadhibou avec une enveloppe de près de 40 milliards d’ouguiyas, les observateurs s’interrogent sur le paradoxe d’un développement local devenu un slogan qui sert à maquiller la centralisation du pouvoir.

En effet, l’ambition de développer la capitale économique contraste avec celle des régions sacrifiées : Hodh, Assaba, Gorgol, Brakna, Trarza et Guidimakha qui cumulent des routes dégradées, des services publics absents, des sous-investissements chroniques et un exode massif des jeunes. C’est un paradoxe économique qui fait apparaître des régions minières le Tiris et l’ Inchiri qui produisent la richesse nationale et des régions agricoles Gorgol, Brakna, Trarza, faibles en investissements et des régions pastorales : Hodh, Assaba avec des routes quasi inexistantes. C’est clair, l’ambition de développer Nouadhibou, entretient la dépendance des autres régions. Le gouvernement qui parle d’équité ou de décentralisation, pratique sur le terrain une sélectivité. Le développement territorial est un mythe administratif qui masque la marginalisation des périphéries.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 30 juillet 2026)

 

 

 

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