Mauritanie : une Assemblée qui renonce à son rôle de contre‑pouvoir

Le blocage dans la création d’une commission d’enquête parlementaire depuis la réélection de Ould Ghazouani, ne laisse pas indifférent les observateurs dans un pays où les scandales de gouvernance se succèdent avec des marchés publics douteux et une gestion opaque des ressources naturelles.

L’absence depuis la réélection du président Ould Ghazouani, d’un instrument d’enquête parlementaire opérationnel, apparaît comme un système verrouillé. Ce retard renforce le pouvoir exécutif déjà dominant dans la pratique politique du pays. Les députés de l’opposition ne comprennent plus qu’une commission d’enquête, censée être un outil de transparence, soit devenue un instrument au service de la majorité dont la peur politique de toucher aux dossiers sensibles relatifs à la corruption, à la gestion des fonds publics et aux abus administratifs, est une réalité. Pour les observateurs, cette lenteur est devenue un outil de gouvernance face à l’ampleur de la corruption. Un texte ne suffit pas pour créer une commission parlementaire. Il faut une volonté politique et une Assemblée prête à assumer son rôle historique.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 30 juillet 2026)

 

 

 

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