
L’Equipe – Pour son entrée en lice lors de la Coupe du monde 2026 ce lundi à Atlanta, l’Espagne, apathique, n’est pas parvenue à marquer contre le Cap Vert, valeureux, qui a arraché le nul (0-0) et s’offre le premier point de son histoire. Lamine Yamal est entré en jeu, en vain.
Ça, c’est du couac. Le sélectionneur de l’Espagne Luis de la Fuente avait averti, la veille, que si quelqu’un pensait que le match contre le Cap-Vert allait être facile, il se trompait lourdement. Ce n’était finalement pas de la langue de bois : pour son entrée en lice dans la Coupe du monde, ce lundi à Atlanta, la Roja n’a pas réussi à vaincre la 64e nation mondiale au classement FIFA (0-0). Les Requins bleus ont même failli réaliser le casse du siècle lorsque Diney Borges a cadré dans le temps additionnel le premier tir cap-verdien. Mais Unai Simon veillait (90e + 2).
Le gardien basque était jusqu’ici au chômage et aux premières loges pour voir à quel point les siens étaient impuissants. À la mi-temps, le score était nul et vierge, et les joueurs de Bubista n’avaient véritablement souffert que lors des dix dernières minutes. On était sur un match de hand, avec des Espagnols qui tournaient autour de la surface sans jamais pouvoir y entrer, le genre à demander l’entrée de Luc Abalo. Le pauvre Mikel Oyarzabal n’a touché son premier ballon qu’après la demi-heure de jeu, un comble pour une équipe qui ne faisait que dominer. Il a fallu attendre la 39e minute pour voir une grosse occasion : la reprise de Ferran Torres a fini sur la transversale, le ballon est revenu sur Oyarzabal, dont la tête fut détournée par Vozinha.
Élu homme du match, le gardien a ensuite été vigilant sur une nouvelle frappe de Torres (44e) et surtout sur une tête d’Aymeric Laporte (45e + 2). On croyait l’Espagne lancée, mais la mi-temps lui coupait les ailes. Au retour du vestiaire, Fabian Ruiz manquait toutes ses frappes et le match devenait ennuyeux au possible. Il a fallu attendre l’entrée de Lamine Yamal (71e) pour que la Roja et le public se réveillent. Le Barcelonais a bien tenté d’allumer quelques mèches, il a plus tenté en vingt minutes que certains de ses partenaires en quatre-vingt-dix, mais face à dix joueurs présents dans leurs vingt mètres, il était difficile de trouver le moindre espace.
En fin de match, Vozinha captait une tête de Cucurella (83e) et quand le gardien était enfin battu, c’est Pico Lopes qui déviait la reprise d’Oyarzabal (88e). Le public se mettait à scander « Cabo Verde, Cabo Verde ! » et au coup de sifflet final, les Requins bleus entamaient un tour d’honneur bien mérité.
Romain Lafont
à Atlanta
Source : L’Equipe
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