Mauritanie : l’État nie l’esclavage mais limoge ceux qui le dénoncent

Le limogeage d’un des chargés de mission au ministère de l’Education nationale pour sa solidarité avec les deux femmes députées de l’IRA condamnées à quatre ans de prison, est considéré par les observateurs comme un révélateur de l’étouffement de l’antiesclavagisme politique.

L’IRA est ciblée parce qu’elle touche le nerf du système, l’esclavage et l’ordre racial. Ce limogeage d’un chargé de mission est une contradiction qui trahit tout. La chasse aux proches de l’IRA est la preuve que l’esclavage n’est pas un passé. C’est un système encore actif, encore protégé et depuis 2019 encore plus une criminalisation racialisée. Autrement dit, quand un Haratine ou un négro-africain sympathise avec l’IRA, il devient immédiatement suspect et peut perdre son emploi ou limogé de ses fonctions. Quand un notable beïdane ou arabo-berbère détourne des millions, il devient immédiatement intouchable et peut accéder aux meilleurs postes de responsabilité.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 20 mai 2026)

 

 

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