L’immunité parlementaire constitue une garantie constitutionnelle fondamentale, destinée à préserver l’indépendance du pouvoir législatif et à protéger ses membres contre toute forme d’arbitraire émanant du pouvoir exécutif.
À ce titre, l’arrestation d’une élue ne saurait être envisagée sans fondement juridique solide ni justification conforme aux principes de l’État de droit.
L’arrestation de la députée Mariam mint Cheikh soulève de sérieuses interrogations quant au respect des procédures légales en vigueur et met en lumière un déséquilibre préoccupant entre les pouvoirs publics.
Les règles constitutionnelles et parlementaires sont claires :
« Toute mesure de privation de liberté à l’encontre d’un parlementaire doit impérativement être précédée d’une levée de son immunité par l’Assemblée nationale, ou, en période d’intersession, d’une autorisation préalable du bureau de ladite assemblée. »
Cette situation ne s’applique nullement à la députée concernée, dans la mesure où la session parlementaire est officiellement ouverte depuis le 1er avril 2026.
Dès lors, toute procédure engagée en dehors de ce cadre apparaît manifestement irrégulière et constitue une atteinte grave aux principes de légalité et de séparation des pouvoirs.
Dans ce contexte, une telle démarche s’inscrit plutôt dans une dynamique préoccupante de remise en cause des garanties constitutionnelles, cela soulève des doutes légitimes quant au respect effectif de l’État de droit et du fonctionnement normal des institutions sous le régime en place.
Khally Mamadou Diallo
Le Député du peuple
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