
Le refus par la coalition de l’opposition mauritanienne de l’invitation du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani sur la crise énergétique, est révélatrice d’une instrumentalisation politique de la guerre en Iran.
En refusant de se rendre au Palais sans garanties, la coalition alternative de l’opposition se démarque des autres formations politiques contestant ainsi la sincérité du dialogue proposé. Elle se positionne comme porte-voix des souffrances quotidiennes des citoyens avec la hausse exceptionnelle des prix des carburants due aux tensions internationales. La mobilisation de 168 milliards d’ouguiyas pour y faire face ne suffit pas d’autant plus que la Mauritanie est un grand producteur de gaz et de pétrole. Ce geste de l’opposition montre que la normalisation initiée depuis 2019 est loin d’être achevée. Ce geste prépare le terrain pour un dialogue national plus équilibré, où l’opposition espère obtenir des concessions substantielles au moment où les discussions sont bloquées. Si la crise énergétique s’aggrave, la rue pourrait redevenir un acteur politique. Et si le dialogue politique est bloqué, la coalition de l’alternance de l’opposition cherche à maximiser son influence.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 01 avril 2026)
Les opinions exprimées dans cette rubrique n’engagent que leurs auteurs. Elles ne reflètent en aucune manière la position de www.kassataya.com
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com


