Agence de Presse Africaine – Le gouvernement mauritanien a vivement protesté vendredi après la mort de plusieurs de ses ressortissants au Mali, près de la frontière commune, appelant Bamako à assumer ses responsabilités. Cet épisode intervient dans un contexte de tensions diplomatiques récurrentes entre les deux pays.
Le gouvernement mauritanien a exprimé vendredi sa « profonde indignation » à la suite de la mort de plusieurs de ses ressortissants en territoire malien, dans une zone proche de la frontière commune, dénonçant des « exactions répétées » visant ses citoyens.
Dans un communiqué transmis à APA le 27 mars 2026, les autorités de Nouakchott ont condamné ces actes « avec la plus grande fermeté », soulignant que « la protection de ses citoyens constitue une ligne rouge ». Cinq victimes ont été formellement identifiées. Elles sont originaires de la localité de Sersar, dans la commune d’Ain Farba, dans le sud du pays.
Dans un ton ferme, la Mauritanie a exhorté les autorités maliennes à « mettre un terme » à ces violences, les appelant à diligenter « sans délai des enquêtes crédibles et transparentes », à identifier les auteurs et à garantir la protection des civils. Le communiqué avertit que « la persistance de tels actes engage leur responsabilité internationale ».
Cet incident survient dans un climat bilatéral déjà tendu. Le 17 mars, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, avait reçu à Bamako le chargé d’affaires mauritanien, au lendemain d’échanges à Nouakchott entre son homologue mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzoug, et l’ambassadeur du Mali en Mauritanie. Ces contacts visaient à désamorcer des tensions liées notamment à des accusations maliennes sur l’évasion de soldats depuis un camp de réfugiés en territoire mauritanien.
Nouakchott avait rejeté ces accusations, les qualifiant d’« infondées » et mettant en garde contre des déclarations susceptibles d’affecter les relations bilatérales, tout en réaffirmant son attachement au dialogue et au bon voisinage.
Le nouvel épisode meurtrier risque toutefois de compromettre ces efforts d’apaisement. La Mauritanie a réaffirmé que la sécurité de ses ressortissants demeure « une exigence fondamentale » et s’est réservée le droit de prendre « toutes les mesures appropriées conformément au droit international ».
Les autorités mauritaniennes ont enfin appelé leurs citoyens, en particulier dans les zones frontalières, à faire preuve de vigilance et à éviter toute présence en territoire malien.
Source : Agence de Presse Africaine (APA)
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