Deux ans après la réélection de Ould Ghazouani, le gouvernement présente un programme de continuité de chiffres plus que de transformation de la société. Si l’état de mise en œuvre des projets semble être en avance, il n’en demeure pas moins qu’il reste beaucoup à faire dans l’exécution finale.
C’est la modernisation de la capitale qui apparaît plus proche de la réalisation complète avec un avancement de 87 pour cent. Le bilan mitigé par département et la difficile mise en œuvre du programme d’accès aux services publics, illustrent bien une politique sociale visible mais socialement sélective consolidant ainsi plus une base électorale dépendante de l’Etat. Les observateurs pointent un programme qui s’inscrit plus dans une logique de continuité du premier mandat que de transformation. La mise en avant des investissements dans les routes, l’eau, l’assainissement, l’éducation et la santé, apparaît comme des promesses difficiles à tenir. Le programme ne traite pas la question de la redistribution des richesses, pourtant centrale dans les inégalités mauritaniennes. La cohésion nationale ne peut progresser sans politiques publiques ciblées sur les inégalités raciales et régionales.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 16 mars 2026)
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