Les mesures de contrôle des prix des denrées alimentaires à Nouakchott dans le cadre des programmes sociaux de Ould Ghazouani, pourraient apporter un soulagement réel des ménages les plus vulnérables si le gouvernement reste ferme face aux spéculations persistantes des commerçants.
Pour les observateurs c’est une opération pour un mois notamment via les foires et les aides sociales face à l’ampleur du secteur informel. Les mesures engagées par le gouvernement sont certes utiles pour les ménages les plus vulnérables mais pour que cette opération soit un outil réellement structurant, elle devra évoluer vers une réforme durable des marchés dominés par des commerçants peu soucieux du pouvoir d’achat des Mauritaniens.
Le Ramadan provoque la hausse de la demande sur les produits de première nécessité et notamment la viande et le poisson dont les prix apparaissent intouchables. Même dans les foires, les prix dans les marchés ordinaires restent influencés par la spéculation. Les foires ne représentent qu’une portion de la forte demande en cette période dans une capitale qui compte plus d’un tiers de la population. Le contrôle des prix ne peut pas compenser les variations internationales surtout avec un pays qui importe une grande partie de ses denrées alimentaires.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 23 février 2026)
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