Mauritanie : risques et espoirs du plan de relance économique dans le collimateur des observateurs

Au lendemain de sa visite au chevet des sinistrés du Hodh El Gharbi le président mauritanien est toujours dans l’action comme en témoigne l’entretien qu’il vient d’avoir avec le patron des patrons pour l’exécution de tous les projets liés au plan de relance économique en présence de son premier ministre. Une concertation tripartite qui traduit l’ampleur des responsabilités de l’exécutif et le patronat mauritanien d’ici 2024.

L’occasion est toujours belle pour Ould Ghazouani de redorer son blason pour l’image d’un homme d’état actif soucieux de l’exécution de son programme quinquennal impacté par la crise sanitaire provoquée par la pandémie de la covid-19. Les éléments du plan de relance économique de 24 milliards nouvelle monnaie dans un second temps suscite déjà des polémiques sur l’octroi des marchés de gré à gré au secteur privé. Des critiques vite balayées par le président mauritanien qui passe à l’offensive en recevant le patron des patrons pour accélérer l’accompagnement du secteur privé dans les projets structurants au service du pays et des citoyens.

Les risques d’une politique de l’offre et de la demande de ce secteur gros pourvoyeur d’emplois sont fonction du prolongement de la covid-19 qui semble entrer dans une phase de baisse des contaminations pour l’instant. Le secteur de l’informel le plus durement frappé par le confinement qui bénéficie d’une aide est suspendu à cette évolution. Le choix du nouveau premier ministre est clair. Une nouvelle relance de l’offre en soutenant les entreprises, fer de lance de la compétitivité économique.

Autre risque pointé par les observateurs c’est un manque de soutien à la demande et aux services publics parents pauvres des politiques économiques de tous les gouvernements successifs depuis 78. Les mauritaniens dans leur grande majorité qui vivent au-dessus du seuil de pauvreté espèrent un coup de pouce de leur pouvoir d’achat en augmentant les petits salaires surtout dans un pays où les écarts entre les riches et pauvres sont énormes et aggravés par l’enrichissement illicite des responsables politiques et hommes d’affaires.

 

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 16  septembre 2020

 

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