L’ONU condamne des exécutions de masse «choquantes» en Arabie saoudite

Le royaume saoudien a exécuté pour faits de «terrorisme» 37 personnes, dont au moins trois étaient mineures au moment de leur procès. Des exécutions dénoncées à Genève par la haut-commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet.

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a fermement condamné mercredi les exécutions de masse «choquantes» perpétrées en Arabie saoudite, en affirmant qu’au moins trois des 37 suppliciés étaient mineurs au moment de leur condamnation.

Les exécutions pour faits de «terrorisme» se sont déroulées mardi dans six régions du royaume sunnite, et selon Amnesty International, la majorité des condamnés appartenaient à la minorité chiite.

Appel à une révision de la loi antiterroriste

 

«Je condamne fermement ces exécutions de masse choquantes […] en dépit des inquiétudes soulevées au sujet de ces cas par nombre de rapporteurs spéciaux de l’ONU, par le Comité de l’ONU sur les droits de l’enfant et d’autres», a déploré à Genève la haut-commissaire, Michelle Bachelet.

Dans un communiqué, elle a en particulier jugé «odieux» le fait qu’au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès. «Je demande urgemment au gouvernement saoudien de lancer immédiatement une révision de sa loi antiterroriste […] afin d’interdire la peine capitale pour les mineurs», a-t-elle affirmé. L’absence d’un procès équitable et des accusations de torture perpétrée contre ces prévenus sont également en cause.

Plus de 100 exécutions depuis janvier

 

Ces exécutions portent à plus de 100 le nombre de personnes mises à mort en Arabie saoudite depuis le début de l’année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels.

Lire aussi: Les assassins de Jamal Khashoggi seront eux aussi éliminés

Des dizaines d’Etats ont également appelé récemment au Conseil des droits de l’homme Riyad à collaborer davantage avec les investigations onusiennes sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Plusieurs responsables onusiens ont demandé que les procès contre plusieurs suspects dans cette affaire soient publics.

AFP/ATS

Source : Le Temps (Suisse)

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