Nana Mohamed Laghdaf : « L’exclusion quasi systématique est pratiquée envers les negro mauritaniens par un Etat devenu de plus en plus fou. »

La dénonciation de l’exclusion et de la division doit se faire au delà des appartenances politiques.

L’exclusion constitue un danger pour l’existence mème du pays car une société divisée est une société à jamais asservie dans son ensemble, une société exposée à l’émiettement dans l’hostilité et donc à l’effondrement, à terme de l’État.

Il serait important de mon point de vue que ceux qui ressentent le danger oeuvrent afin que la prochaine alternance inaugure un nouvel esprit qui permettrait d’enclencher une dynamique en vue de nous sortir de cet engrenage.

Prenons conscience de la nécessité vitale pour tous de jeter des ponts afin de sauver la Mauritanie de la crise identitaire qui la secoue. Crise dont les dangers pour notre paix sociale, pour l’existence même du pays n’est pas à démontrer.

Oui (‘exclusion quasi systématique au niveau de l’administration est pratiquée envers les negro mauritaniens par un Etat devenu de plus en plus fou.

OUI toutes les reformes de l’enseignement ont servi à éloigner les uns des autres et ont bâti entre nous un mur d’incompréhension, source indiscutable d’hostilité.

Oui, au plan économique une exclusion visible est pratiquée par cet Etat à l’encontre des communautés autres que Bydhanes.

Oui, cela n’empêche pas que l’écrasante majorité de la communauté Bydhane est victime d’une invisible exclusion.

Mais que faire ?

Sauver notre pays des dangers de cette situation qui ne peut, à terme, que nous être fatale à tous.
Un moyen pacifique, je dis bien pacifique mais qui, à mon humble avis est plus sûr que toutes les armes du monde :

Se retrouver au niveau des élites conscientes de ce problème, parler, réfléchir ensemble, toutes communautés confondues afin d’envisager une stratégie située au dessus de toutes les appartenances politiques.

Une stratégie susceptible de dénoncer ensemble l’exclusion, la division et de casser le mur qui alimente l’indifférence.

Je sais que ce n’est pas simple à cause des enjeux politiques mais il ne coûte rien d’essayer .
A la limite, ce problème nous menace tous dans notre paix sociale et dans la pérennité de notre cher pays.

 

 

 

 

Source : Adrar-Info.net

 

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