28 Novembre 1990 – 28 Novembre 2014 : 24 ans déjà

Cela fait près d’un quart de siècle que  pour célébrer la fête de l’Independence, 28 militaires Mauritaniens furent pendus.

 

Après que le Roi des bourreaux est été chassé du pouvoir, l’espoir de l’ouverture d’une fenêtre de justice naquit dans le cœur des Mauritaniens. Depuis la transition de 2005-2007 le constat est vite fait :  en manière de rapprochement entre les communautés en matière de l’amélioration de la  cohésion sociale est nulle , le mythisme de tous les gouvernements qui se sont succédé perdure, pour la simple raison que vouloir mettre la lumière sur ce tragique évènement risque d’emporter de hauts responsables qui sont soit directement ou indirectement liés à cette tragédie innommable.

Chaque gouvernement qui arrive en place et qui ne  se prononce pas sur  cet évènement tragique à une prise de position claire, statique soit votre position cela reste inscrit dans les pages sombres de l’histoire de la Mauritanie et il faut faire avec. Le devoir de mémoire vous l’incombe de trouver des solutions.

Le 28 novembre est certes un jour d’indépendance, mais il n’est plus guère excitant de le fêter, car une communauté a été touché de la manière la plus sordide. On se réjouit d’être indépendant, on se réjouira encore plus si on venait à fêter notre indépendance un jour autre que le 28 novembre.

Le moment est venu de réclamer le déplacement du jour d’indépendance de notre pays.

28 militaires qui avaient choisi la passion de défendre leur pays et son peuple pour un salaire de misère ont eu la seule reconnaissance d’être victimes de leurs  bourreaux et frères d’armes. Aujourd’hui  leurs progénitures ont  grandi et ils ne l’oublieront pas comme tout Mauritanien responsable et respectable. Nous ne saurons pas allez de l’avant  tant qu’une commission vérité et réconciliation ne sera  pas mise en place, cela incombe ceux qui sont au premier rang(les dirigeants et les partis d’opposition).   

"Dans le processus du pardon, c’est le premier pas le plus difficile. Les plus faibles se vengent, les plus fort pardonnent, les plus heureux oublient. Sans pardon, aucune vie en commun n’est possible." : Anselm Grüm

Depuis la crainte la méfiance, la peur à gagner le cœur des Mauritaniens mais notre  chère partie ne doit pas laisser guider par des gens faibles.

Note : cet article est dédié à tous ceux qui ont subi les tragiques évènements de 89 -90, la particularité de l’accent mis sur les pendaisons résulte de la particularité du jour choisi, nos morts innocents ont la même grande valeur pour nous, rien ne dévalorisera  les autres exécutions, les déportations et les répressions.

 

Ir. Kalidou Sarr

Scientifique, Belgique

 

(Reçu à Kassataya le 27novembre 2014)

 

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