Un député évoque la probable répétition du cas malien en Mauritanie

(Archives. Crédit photo : anonyme)

Le député Yacoub Ould Moine a mis en garde contre la répétition du cas malien en Mauritanie avec la «montée des militaires subalternes, l’accumulation des fautes, la négligence de l’opinion publique et l’impasse politique» .

Le cas malien a été marqué, on le rappelle; par une crise politique une rébellion armée, un putsch militaire mené par des officiers subalternes et enfin la montée en puissance des groupes jihadistes qui occupent présentament les 65% du territoire malien.

Ould Moine qui s’exprimait dans une interview accordée le 11 novembre à la radio privée Mauritanid MFM a indiqué que c’est le chef d’état-major national qui «dirige le pays» depuis l’empêchement du président Aziz en convalescence à Paris suite à ses blessures, se demandant pourquoi le directeur de cabinet et le protocole du président Aziz en ont été «chassés et qu’il soit placé sous une surveillance strictement familiale».

Le député Ould Moine membre du RFD l’un des plus grands partis de la coordination de l’opposition démocratique (COD) a déploré qu’aucune enquête n’ait été menée sur les circonstances du tir et accusé les renseignements militaires et des proches du président d’être «à l’origine des rumeurs qui ont installé le désarroi».

Il a appelé les sages à « chercher une sortie consensuelle avant le 21 novembre » sinon « la situation échappera au contrôle » a-t-il prévenu .

Mohamed Ould Maouloud président du parti UFP membre de la COD avait déclaré auparavant dans un meeting tenu par son parti à Darnaim que le blackout imposé sur les informations relatives au tir qui a touché le Président et sur sa santé ainsi que le rumeurs distillées «servent les intérêts de certains segments du pouvoir qui veulent piller les ressources du pays».

Le député Saleh Ould Hannena, président en exercice de la COD avait déclaré le 10 novembre dans un meeting organisé par le parti HATEM à Arafatt que le président Aziz « ne reviendra pas en Mauritanie avant 4 mois et que même s’il reviendra, il sera inapte à exercer ses fonctions ».

Mais Sidi Mohamed Ould Maham député UPR (parti au pouvoir) a récusé le 11 novembre dans une interview accordée à la Radio Nouakchott (privée) les thèses relatives l’empêchement du président Aziz déclarant qu’il continue (de son hôpital parisien,ndlr) à diriger quotidiennement le pays, d’y suivre tout ce qui se passe et qu’il est « le seul à pouvoir déterminer la date de son retour ».
Ould Maham a ajouté que l’empêchement temporaire « n’a pas été prévu par le législateur mauritanien » que la situation actuelle est donc conforme à la constitution et qu’il n’ya pas lieu de parler de « vacance au sommet du pouvoir ».

Le président de l’UPR Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine ne partage pas non plus les opinions exprimées par les leaders de l’opposition.
Il a adressé le 12 novembre une lettre à Saleh Ould Hannena président en exercice de la COD en réponse à la demande de concertation exprimée par celle-ci suite à l’incident au cours duquel le président Aziz a été blessé et est en convalescence en France depuis le 14 octobre dernier .

« A défaut de dispositions constitutionnelles et juridiques nous ne partageons pas vos positions relatives au vide au sommet du pouvoir et au niveau des institutions qui continuent à jouer leur rôle avec pour preuve l’ouverture prévue le 12 novembre de la session ordinaire du parlement » a écrit Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine à Saleh Ould Hannena.

Et de poursuivre, laissant la porte ouverte au dialogue : « Concernant la prise de contact, nous y étions favorables avec tous les acteurs, et nous sommes disposés à vous rencontrer , le moment, que vous jugerez opportun ».

Source  :  Tahalil Hebdo le 12/12/2012{jcomments on}

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