Sahara Media a pris connaissance d’un courrier électronique reçu sur son site faisant valoir la création d’un nouveau parti politique dénommé Parti des forces alternatives pour la démocratie et la liberté (FADL). Ce parti serait celui du groupe politique, jusque là non affilié à un organe et conduit par l’ancien Président de la transition Ely Ould Mohamed Vall.
Dans sa déclaration et à travers ses statuts le nouveau parti se fixe les objectifs suivants : Nous travaillerons à réunir nos compatriotes autour d’un projet ambitieux, tirant les leçons des échecs du passé, et surtout en rupture avec les formes convenues et inefficaces de la mobilisation politique en vigueur jusqu’ici et qui ont montré leurs limites.
Notre action visera notamment à :
– Affirmer avec force l’identité islamique et culturelle de notre pays et l’ancrer d’avantage dans son espace arabe, africain et méditerranéen, en contribuant au dialogue entre les peuples et les civilisations et à asseoir un nouvel ordre international plus juste et plus équitable ;
– Refonder le progrès démocratique et l’Etat de droit par le respect strict de la Constitution et des principes de l’alternance démocratique et pacifique. A cet effet, un consensus national de toutes les forces vives de la nation devrait œuvrer à faire respecter les principes constitutionnels de l’accès au pouvoir par l’unique voie des élections libres et démocratiques et à mettre fin définitivement à la culture des coups d’Etat, grâce à une restructuration de l’armée pour en faire une institution professionnelle et républicaine ;
– Réformer en profondeur l’état pour le recentrer sur ses missions régaliennes de régulation de l’économie et de gestion des services publics de base en le dotant d’une administration performante et neutre, organisée autour des grands corps de l’Etat et ouverte sur les nouveaux outils et techniques du management moderne ;
– Réévaluer les politiques économiques en vue d’accélerer la croissance économique en valorisant les potentiels du pays et en confortant les bases d’une économie mixte qui concilie les soucis d’efficacité, de résorption des disparités régionales et de réduction de la pauvreté ;
– Réformer le système éducatif au niveau des différents ordres d’enseignement pour faire de l’école publique un creuset de l’unité nationale et un vecteur de l’égalité et de la justice sociale. Cette réforme devrait conduire à faire entrer notre pays dans l’univers de la connaissance, de l’innovation, de la recherche scientifique et de la révolution des nouvelles technologies ;
– Concevoir et mettre en œuvre une politique d’emploi volontariste pour lutter contre le chômage massif, notamment des jeunes, en identifiant de nouveaux gisements d’emplois dans le domaine des services, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, des PME – PMI, … . Cette nouvelle politique devrait être fondée sur de nouveaux partenariats public-privé et des mécanismes innovants d’incitation à la création d’emplois ;
– Renforcer la politique de santé en consacrant à ce secteur les dotations budgétaires nécessaires afin d’améliorer substantiellement l’offre et la qualité de soins sur tout le territoire, ainsi que les conditions d’accès de tous les citoyens aux prestations de ce service public, à travers la création à terme, suivant un processus graduel, d’un système d’assurance social universel ;
– Mener une réforme agraire visant à généraliser l’accès à la propriété foncière de tous les paysans dans des conditions juridiquement protégées et à accroitre massivement l’investissement productif dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage pour en faire un puissant instrument de croissance économique, d’autosuffisance alimentaire et de réduction de la pauvreté ;
– Initier des politiques visant un accès généralisé, à terme, aux services d’eau et d’électricité en finançant des programmes orientés prioritairement vers les quartiers et les zones déficitaires ;
– Consolider l’unité nationale en renforçant les mécanismes d’entraide sociale et de solidarité nationale et en réglant de manière consensuelle, suivant les principes de droit et de justice, toutes les questions liées au passif humanitaire et aux violations des droits humains ;
– Mettre en œuvre une nouvelle politique pour éradiquer définitivement et totalement l’esclavage et toutes ses formes de survivance en activant l’arsenal juridique existant et en agissant sur les leviers politique, économique, éducatif et social.
Source : www.saharamedias.net le 14/05/2010