Courrier international – “C’est maintenant au tour de Gabriel…” Le site sportif portugais A Bola retient son souffle. Le défenseur brésilien d’Arsenal s’élance pour un tir au but… et “rate !” crie Observador, média de Lisbonne. À Londres, le journal The Guardian hurle à tue-tête : “Le Paris Saint-Germain conserve son titre en Ligue des champions !”
Au terme d’un match “épuisant” (1-1 à la fin du temps réglementaire), les Parisiens sont parvenus à décrocher leur deuxième titre dans la plus prestigieuse des compétitions européennes à Budapest, samedi 30 mai, à l’issue de la séance de tirs au but (remportée 4-3), annonce The Telegraph, journal britannique.
“Aucun club n’avait remporté deux Ligues des champions d’affilée depuis les trois titres gagnés par le Real Madrid en 2016, 2017 et 2018”, observe le quotidien madrilène El País, depuis la capitale espagnole. À quelques kilomètres de là, Marca n’a une pensée que pour Luis Enrique. L’entraîneur espagnol “propulse le PSG au panthéon de la Ligue des Champions”, s’exclame le journal sportif.
Un autre quotidien madrilène, El Mundo, est euphorique devant le travail du technicien asturien : “Les plus grandes stars se sont succédé, des centaines de millions ont été dépensés et une multitude d’entraîneurs ont défilé. Jusqu’à ce que le PSG décide d’engager non pas un entraîneur, mais un artiste. Luis Enrique a créé une œuvre d’art.”
Arsenal face à “la meilleure équipe d’Europe”
L’enthousiasme des Espagnols contraste avec la tristesse du Telegraph. Arsenal a réussi à tenir tête “à la meilleure équipe d’Europe pendant près de 135 minutes”, applaudit le journaliste du Telegraph, Sam Wallace. Mais le récent champion d’Angleterre doit finalement s’avouer vaincu.
À la mi-temps pourtant, The Guardian soutenait que le premier acte de cette finale européenne était un “rêve pour Mikel Arteta”, l’entraîneur des Gunners. Lancé sur le côté gauche, Kaï Havertz a ouvert le score d’un coup canon qui a transpercé la cage parisienne dès la 6ᵉ minute de jeu. Une fois devant au tableau d’affichage, Arsenal a fermé le jeu. “N’importe quelle équipe de l’histoire, même l’AC Milan de Franco Baresi [dans les années 1980-90], aurait été fière de livrer une telle prestation défensive”, souriait le quotidien britannique avant l’entame du second acte.
Dans les vestiaires parisiens, Luis Enrique devait “trouver une solution” pour faire sauter le verrou londonien, remet El País. Le déclic est venu de Khvicha Kvaratskhelia, fauché dans la surface d’Arsenal. Pénalty. Ousmane Dembélé, Ballon d’or en titre, s’est chargé de remettre les deux équipes à égalité en trompant David Raya (1-1, 65ᵉ).
Marquinhos “s’empare du trophée…”
À mesure que les minutes défilaient, beaucoup de joueurs d’Arsenal semblaient “complètement épuisés”, assure le Telegraph. Paris a failli profiter de la fragilité de son adversaire à la toute fin du temps réglementaire, ce qui a fait bondir les commentateurs de The Independent : “Incroyable ! Arsenal laisse [Bradley] Barcola s’échapper. Une fois de plus, il semble filer tout seul vers le but, mais ne parvient à maîtriser parfaitement le ballon et finit par frapper dans le petit filet.” Prolongations, puis tirs au but. Gabriel rate, Paris exulte.
Quelques minutes plus tard, raconte The Guardian, Marquinhos, le capitaine du PSG, “s’empare du trophée…”
Source : Courrier international (France)
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