Wakat Séra – Avant même son élection historique du 29 mai 2025 comme président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), le Mauritanien Sidi Ould Tah, affichait déjà une détermination et un engagement sans commune mesure, à insuffler à l’institution un dynamisme à la hauteur de l’ambition du continent de montrer un visage autre que celui des guerres, des maladies, de la faim, etc.
C’est dans cette logique que son bâton de pèlerin le conduira dans plusieurs capitales occidentales et asiatiques, mais surtout auprès des investisseurs, les anciens comme les nouveaux, qui sont convaincus, comme lui que l’Afrique peut avoir une autre chance pour son essor et son développement véritables. L’heure n’est plus au discours, mais à l’action avait dit l’ancien président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) alors que ceux qui ignoraient ses ambitions pour l’Afrique, s’attendaient à ce qu’il s’accorde une période sabbatique pour savourer sa victoire. Sidi Ould Tah, lui savait que non seulement il n’y avait pas de temps à perdre, met qu’il fallait mettre le turbo! En français facile, aller vite!
Mais pour traverser l’océan houleux de défis, il urgeait de monter une armature qui doit résister à tous les vents, notamment ceux contraires. C’est ainsi que le président accélère la cadence, multipliant les initiatives et les opérations de charme malgré la conjoncture économique mondiale difficile, faite de coupes sans ménagement et de diminution de budgets et de la contribution financière de certains partenaires d’envergure de la BAD. Qu’à cela ne tienne, il faut innover! Et naquit la Nouvelle Architecture Financière Africaine (NAFA), concept du président Sidi Ould Tah, mûri dans les laboratoires du fondateur du Cabinet de recrutement AfricSearch, Didier Acouetey.
En tout cas, le président de la BAD s’apprête à vendre, en ce début du mois de mars, sur les bords de la Seine et de la Meuse, à l’occasion de sa double visite en France et en Belgique. Séjours préparés avec soin et minutie par des éclaireurs de choix comme le Camerounais Thierry Hot et la Tanzanienne Frannie Léautier, membres du cabinet du président Sidi Ould Tah. A Paris où il sera en tête-à-tête avec le Français Emmanuel Macron, entre deux explications de texte sur la NAFA, les deux hommes évoqueront également, sans doute, les enjeux du prochain Sommet Afrique-France prévu pour se tenir à Nairobi, au Kenya, les 11 et 12 mai 2026. Ça sera juste avant les premières Assemblées Annuelles de la BAD de l’ère Sidi Ould Tah que Brazzaville accueillera du 25 au 29 mai 2026.
À peine six mois après sa prise de fonction à la tête de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah force le rythme de son agenda déjà bien fourni. A Paris puis à Bruxelles, et comme il l’a fait ailleurs lors de ses déplacements successifs, il mènera une série de rencontres stratégiques avec des décideurs politiques, des institutions financières et de grands investisseurs.
Sidi Ould Tah, c’est, ni plus, ni moins, l’avocat d’un repositionnement stratégique des capitaux vers des projets africains à fort impact économique et social.
Par Wakat Séra
Source : Wakat Séra – (Le 04 mars 2026)
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