Fatimata Konte porte un secret depuis toujours dans son second prénom : Ségou. Un secret qu’elle n’a percé qu’en écrivant son premier livre, publié aux Éditions LARGENT. Entre silence brisé et racines retrouvées, elle nous ouvre les portes de son histoire à travers son premier essai, Ségou : les chemins brisés du destin.
Pourquoi ce livre ?
Ce livre est un ancien rêve devenu réalité. Je me disais qu’avec tout ce que j’ai traversé, mon histoire méritait d’être écrite. Mon objectif est qu’elle puisse inspirer et aider toute personne qui traverse ou a traversé des épreuves difficiles dans sa vie.
Pourquoi maintenant ?
Pourquoi maintenant ? Parce que je ne me sentais pas encore prête à briser le silence comme c’est le cas aujourd’hui, et qu’avant, je n’avais aucune idée de la manière dont on écrit un livre. Les choses ont changé lorsque j’ai fait la connaissance de la maison d’édition LARGENT, qui a cru en moi et m’a accompagnée du début à la fin dans cette aventure.
Qu’est-ce que ça change en vous de le voir publié ?
Le fait de voir ce livre publié me permettra de regagner la confiance en moi que j’avais perdue au fil des années, à cause d’une succession de frustrations dans ma vie. C’est une manière de me prouver que malgré les doutes et la peur, j’ai enfin été capable de le faire.
Qu’est-ce que vous voulez que le lecteur en garde, une fois le livre refermé ?
Ce que je veux que le lecteur garde de ce livre, c’est que les difficultés et les obstacles font partie intégrante de l’existence. Il faut apprendre à vivre avec eux tout en gardant sa dignité. Je veux aussi qu’il retienne que la famille et notre foi sont ce que nous avons de plus important et de plus précieux. Les épreuves de la vie peuvent nous affaiblir temporairement, mais elles ne nous détruisent pas si notre force intérieure reste intacte.
Le prénom Ségou et la métaphore de l’arbre Balanzan traversent tout ton livre : qu’est-ce que ce secret et cette boussole représentent intimement pour toi aujourd’hui ?
Ségou est mon deuxième prénom, celui que m’a donné ma mère. C’est donc une façon pour moi de lui rendre hommage. En faisant des recherches sur ce nom, j’ai découvert que Ségou le nom d’une ville au Mali surnommée la « cité des 4 444 balanzans ». Cet arbre emblématique symbolise l’histoire, l’identité et la fierté de cette ancienne capitale de l’empire bambara. C’est un véritable symbole de résilience : le balanzan reverdit en saison sèche, quand toute la végétation alentour s’assèche. Les habitants de Ségou s’identifient à cette force de caractère et à cette capacité à surmonter les épreuves. C’est une caractéristique profonde dans laquelle je me reconnais pleinement à travers mon histoire.
Tu brises courageusement le silence sur la réalité des mariages arrangés, de la violence conjugale et du rejet social. Quel message d’espoir ou de force souhaites-tu transmettre spécifiquement aux femmes qui traversent ces tempêtes ?
J’ai décidé de briser le silence parce que ce sont des réalités que vivent ou ont vécues de nombreuses femmes, particulièrement au sein de ma communauté peulh. À travers ce livre, c’est une façon pour moi de leur dire : « Vous n’êtes pas seules ». Je veux leur donner la force de refuser l’inacceptable et de préserver leur dignité. C’est un combat difficile, mais il nous incombe à tous de le mener pour que les mentalités changent.

Comment la jeune femme blessée et endeuillée par la perte brutale de sa maman en Mauritanie a-t-elle réussi à puiser dans ses racines pour se reconstruire ?
Je suis arrivée à me reconstruire grâce à ma foi, à la prière, à ma famille, mes frères et mes sœurs, et à la bonne éducation de base que m’ont inculquée mes parents.
Source : Editions LARGENT (Ontario – Canada) – Le 29 juillet 2026
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