
Entre euphorie sportive et tensions nationales
L’actualité du jour est marquée par une double tonalité dans la presse nationale : d’un côté, une immense ferveur populaire autour de la qualification du Sénégal en demi-finale de la CAN 2025 ; de l’autre, des préoccupations politiques, judiciaires, économiques et sociales qui rappellent la complexité du moment national. Les quotidiens sénégalais offrent ainsi une lecture contrastée de l’actualité, oscillant entre fierté collective et inquiétudes structurelles.
LES LIONS ENFLAMMENT LA PRESSE : LE SÉNÉGAL EN DEMI-FINALE
La performance des Lions de la Téranga, vainqueurs du Mali (1-0) en quart de finale de la CAN 2025, occupe une place écrasante dans la quasi-totalité des unes. La presse est unanime : le Sénégal poursuit son rêve continental avec autorité.
Record exulte avec un titre sans équivoque : « Les Lions dans le carré d’as ! », soulignant une qualification méritée et une équipe sûre de sa force.
Le Soleil, quotidien national, insiste sur la solidité et la constance du groupe avec « Standing intact des Lions », mettant en avant la maturité collective et la continuité dans la performance.
Sud Quotidien s’inscrit dans la même dynamique avec « Le Sénégal toujours en plein rêve », évoquant l’espoir d’un nouveau sacre continental.
De son côté, L’Évidence résume l’émotion populaire en une formule simple et percutante : « Nous voilà en demi ! », tandis que EnQuête, plus analytique, parle de « Lions crispants », soulignant la tension du match et la rigueur tactique imposée face à une solide équipe malienne.
Les métaphores animalières dominent les manchettes sportives. Vox Pop, L’Info et Le Quotidien utilisent tous une image forte : « Les Lions domptent / déplument les Aigles et filent en demi », traduisant la domination sénégalaise dans un duel très attendu.
Les journaux spécialisés comme Tribune Sports, Rewmi Sports et Record Sport confirment : « Le Sénégal file en demi-finale », saluant la discipline défensive, l’efficacité offensive et la gestion mentale du match.
Sur le plan sportif, la presse dresse le portrait d’une équipe solide, mature et ambitieuse, plus que jamais candidate au titre.
POLITIQUE ET GOUVERNANCE : DES ZONES DE TURBULENCE
En parallèle de l’enthousiasme sportif, la presse générale s’attarde sur les tensions politiques et institutionnelles.
Walf Quotidien frappe fort avec « Querelle de paternité », une Une qui renvoie à des dissensions internes au sommet de l’État, notamment autour de la gouvernance et des responsabilités politiques.
Direct News s’interroge sur la gestion des affaires publiques avec un titre accusateur : « Le DG de l’ASER serait-il dans la manipulation ? », laissant planer le doute sur des pratiques administratives controversées.
Source A donne la parole aux acteurs politiques avec « Les cadres de la Renaissance Républicaine dénoncent un échec manifeste », mettant en lumière une contestation interne et une remise en cause de certaines orientations stratégiques.
JUSTICE ET AFFAIRES JUDICIAIRES : ENTRE DESSERREMENT ET SCANDALES
Les dossiers judiciaires occupent également une place importante.
Les Échos annoncent une évolution notable : « Le Parquet général desserre l’étau, la famille de Madianbal libre », un titre qui suggère un apaisement judiciaire dans une affaire très suivie.
À l’inverse, Libération dévoile un dossier explosif avec « Une mafia du sexe cassée à Malika », révélant l’ampleur d’un réseau criminel démantelé, avec des implications sociales profondes.
SOCIÉTÉ ET MIGRATION : DES DRAMES TOUJOURS D’ACTUALITÉ
Les réalités sociales les plus dures ne sont pas occultées.
Tribune alerte sur un drame humain avec « 300 candidats portés disparus depuis plus d’un mois », relançant le débat sur la migration irrégulière et ses conséquences tragiques.
Le Quotidien s’intéresse quant à lui aux difficultés du monde rural et administratif avec « Chaleur du foyer : l’argent, nerf de l’arachide », mettant en exergue les défis économiques liés à une filière stratégique.
ÉCONOMIE : UN LÉGER SOULAGEMENT, MAIS DES RISQUES PERSISTANTS
Sur le terrain économique, les signaux sont mitigés.
Rewmi Quotidien apporte une note relativement positive avec « Le kilo de riz brisé coûte désormais 300 FCFA », une baisse de prix qui pourrait soulager les ménages.
Cependant, Walf Quotidien tempère cet optimisme avec « La pente dangereuse », mettant en garde contre les risques liés à la dette publique et à la restructuration financière de l’État.
Source : SenePlus (Sénégal)
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