
Agence de Presse Africaine – De Dakar à Accra, en passant par Bamako, Ouagadougou, Conakry et Abidjan, l’actualité ouest-africaine de ce jeudi 8 janvier est marquée par des développements judiciaires sensibles, des crispations sociales persistantes et d’importants signaux politiques et diplomatiques, illustrant une région confrontée à de multiples lignes de fracture.
Au Sénégal, le dossier judiciaire opposant Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko continue de retenir l’attention. Selon Libération, repris par Seneweb, la Cour suprême, réunie en Chambre, pourrait prochainement statuer sur une éventuelle révision du procès ayant abouti à la condamnation de l’opposant pour diffamation et injures publiques. Dans ce cadre, le procureur général a communiqué le dossier aux parties, y versant neuf pièces, dont le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur la gestion du PRODAC, élément central de l’affaire. Ce document constitue la dernière pièce transmise, relançant ainsi les débats autour d’un contentieux à forte portée politique.
Au Mali, la suspension des salaires de plus de 300 enseignants dans la région de Kidal continue de susciter une vive contestation. D’après Studio Tamani, les syndicats dénoncent une décision « incompréhensible », estimant que les conditions sécuritaires actuelles rendent impossibles les déplacements terrestres vers la région. La synergie des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 appelle les autorités à mettre en place des dispositifs de sécurité afin de permettre aux enseignants de regagner leurs postes sans danger, rappelant que des mesures similaires avaient été coordonnées par le passé.
Sur le plan diplomatique, le Burkina Faso a été le théâtre d’échanges marqués par l’actualité internationale. Selon Sidwaya, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu le chargé d’Affaires de la République bolivarienne du Vénézuéla, Daniel Salvador Gomis Muños, venu transmettre un message d’engagement de son pays en faveur du renforcement de la coopération avec le Burkina Faso et les pays du Sahel. Les discussions ont également porté sur une opération attribuée aux États-Unis, que le diplomate vénézuélien affirme avoir causé la mort d’au moins 80 personnes. Le chef de la diplomatie burkinabè a exprimé sa solidarité avec le peuple vénézuélien, qualifiant l’acte de « dangereux » pour la stabilité mondiale.
En Guinée, l’actualité est dominée par les suites du procès du massacre du 28 septembre 2009. Africaguinee rapporte que la dépouille du colonel Claude Pivi, décédé le mardi 6 janvier 2026 à Conakry, doit être remise à sa famille ce jeudi. Condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité avant son arrestation et son extradition, l’ancien officier purgeait sa peine à la maison d’arrêt de Coyah. Selon le parquet général, son décès est dû à des complications liées au diabète, sans qu’un programme officiel des obsèques n’ait encore été communiqué.
En Côte d’Ivoire, un tournant politique majeur a été acté. D’après Abidjan.net, le président Alassane Ouattara a signé, mercredi 7 janvier, plusieurs décrets mettant fin aux fonctions du Premier ministre Robert Beugré Mambé, des membres du gouvernement, ainsi que des ministres-gouverneurs des districts autonomes. En attendant la nomination d’une nouvelle équipe, les responsables sortants sont chargés d’expédier les affaires courantes. Le chef de l’État a salué la contribution du Premier ministre et de son gouvernement au développement socio-économique du pays, mettant ainsi un terme à un cycle politique ouvert en octobre 2023.
Enfin, au Ghana, un développement judiciaire et diplomatique d’ampleur retient l’attention. Selon Pulse Ghana, l’ancien ministre des Finances, Ken Ofori-Atta, a été placé en détention par le service américain de l’immigration et des douanes (ICE) lors de son séjour aux États-Unis, où il s’était rendu pour des soins médicaux. Cette mesure serait liée à des questions concernant son statut d’immigration, dans un contexte de demande d’extradition émanant des autorités ghanéennes. D’après un communiqué cité par le média, M. Ofori-Atta a déposé une demande d’ajustement de statut, une procédure courante en droit américain, et coopère pleinement avec les autorités. Cette détention intervient alors que l’ancien ministre et plusieurs autres personnes font face à de nombreuses accusations au Ghana, dans un dossier transmis aux autorités américaines par le procureur général ghanéen.
Source : Agence de Presse Africaine (APA)
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