
Du football à la résilience sociale, de la réforme de l’État à la recherche scientifique, l’actualité ouest-africaine de ce mardi se lit comme un instantané contrasté de la région : émotions sportives, choix politiques structurants, sacrifices assumés par les populations et volonté d’innovation face aux défis sociaux, environnementaux et institutionnels.
Au Sénégal, l’actualité est dominée par les révélations autour de la finale de la Coupe d’Afrique des nations remportée par les Lions. Selon Seneweb, Mamadou Niang, ancien international sénégalais, a joué un rôle clé dans un moment de tension extrême face au Maroc. Alors que plusieurs joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse, furieux après un penalty accordé aux Marocains dans le temps additionnel, l’ex-attaquant a convaincu Sadio Mané de ramener ses coéquipiers sur le terrain. Un échange décisif, raconté sur Canal+ Afrique, où Niang souligne le sens des responsabilités et le leadership de Mané, soutenu également par El-Hadji Diouf et Claude Le Roy. La suite est entrée dans l’histoire : un penalty manqué côté marocain, puis le but victorieux de Pape Gueye en prolongation, offrant au Sénégal un sacre arraché dans la douleur.
En remontant vers le centre du Sahel, Maliweb dresse le portrait d’un peuple malien confronté à une crise multidimensionnelle mais résolu à tenir. Délestages électriques, pénurie de carburant, cherté de la vie : autant d’épreuves que de nombreux Maliens perçoivent comme des sacrifices nécessaires sur le chemin du « renouveau national ». Le média insiste sur une forme de pacte social implicite, où la résilience populaire s’accompagne d’attentes fortes envers les autorités. La rupture avec la France, les réformes minières et le projet souverainiste de l’AES, y compris l’ambition d’une monnaie autonome, sont présentés comme des choix coûteux à court terme. En contrepartie, Maliweb souligne l’urgence pour les dirigeants de faire preuve de sobriété budgétaire et de poser des actes concrets sur le pouvoir d’achat, l’énergie, l’aide alimentaire et les subventions, à l’approche du Ramadan.
Au Burkina Faso, l’actualité prend une tournure scientifique et environnementale. Sidwaya rapporte le lancement à Ouagadougou du projet DEPLAST-BF, porté par l’Université Joseph-Ki-Zerbo en partenariat avec l’Université libre de Bruxelles. Objectif : contribuer à un Burkina Faso sans emballages plastiques alimentaires. Sur cinq ans, le projet vise à produire des données scientifiques sur les perturbateurs endocriniens contenus dans les plastiques, tout en renforçant la sensibilisation des populations. Au-delà de l’enjeu sanitaire et environnemental, les responsables universitaires y voient un levier pour éclairer la décision publique, accompagner l’application de la loi interdisant les plastiques et former une nouvelle génération de chercheurs burkinabè.
En Guinée, Africaguinee se fait l’écho d’une importante recomposition gouvernementale. Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a dévoilé une nouvelle architecture de l’exécutif, désormais resserrée autour de 29 portefeuilles, sous la direction du Premier ministre Amadou Oury Bah. Plusieurs ministères sont fusionnés ou voient leurs compétences élargies, notamment dans les secteurs économiques, éducatifs et infrastructurels. Certains départements disparaissent en tant qu’entités autonomes, tandis que de nouveaux portefeuilles émergent, traduisant une volonté de rationalisation de l’action publique. Les ministères régaliens, eux, demeurent inchangés, signe d’une continuité assumée sur les fonctions stratégiques de l’État.
Plus au sud, en Côte d’Ivoire, Abidjan.net rapporte une série de décrets signés par le président Alassane Ouattara, marquant de nouvelles nominations à la Présidence de la République et au sein du gouvernement. Deux ministres d’État conseillers spéciaux et plusieurs ministres conseillers sont nommés ou reconduits, tandis que les districts autonomes d’Abidjan et de Yamoussoukro se dotent de nouveaux ministres-gouverneurs. Ces ajustements traduisent une volonté de renforcer l’appareil exécutif et l’encadrement politique des grandes collectivités territoriales.
Enfin, au Ghana, Pulse Ghana revient sur une affaire judiciaire très suivie. Abu Trica et deux autres personnes ont été acquittés par le tribunal de district de Gbese dans une affaire présumée d’escroquerie sentimentale évaluée à huit millions de dollars. L’annonce de leur libération a provoqué de vives tensions dans la salle d’audience, après une tentative avortée de la NACOC de procéder à une nouvelle arrestation immédiate. Si l’acquittement porte sur des questions de procédure et de compétence juridictionnelle, l’affaire reste pendante sur le fond, Abu Trica faisant toujours l’objet d’accusations fédérales aux États-Unis pour fraude électronique et blanchiment de capitaux.
Source : Agence de Presse Africaine (APA)
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