Le Faso.net – Il y a des débats qui méritent d’être menés. Et puis, il y a ceux qui obligent à s’interroger sur ce que nous sommes encore capables de banaliser. Celui relancé ces derniers jours autour de l’excision au Mali appartient à cette deuxième catégorie.
Sur les réseaux sociaux, une campagne portée par des hommes appelle à défendre l’excision au nom de la protection des filles. Certaines femmes participent malheureusement à sa promotion. Avec le slogan « Oui à l’excision », ses promoteurs cherchent à donner une nouvelle légitimité à cette pratique. Dans les réactions et les arguments qui accompagnent cette campagne, on retrouve des justifications déjà anciennes : l’excision protégerait les femmes, limiterait leur désir sexuel, les rendrait plus fidèles et les empêcherait d’être « frivoles ». D’autres invoquent la culture ou la religion. Ces arguments ont également trouvé un écho dans les discussions sur les réseaux sociaux au Burkina Faso.
À notre sens, le problème n’est pas seulement que des personnes défendent une pratique interdite dans de nombreux pays, dont le Burkina Faso, et médicalement injustifiable. Il est aussi dans ce que ces arguments disent du regard porté sur les femmes.
Lorsqu’on explique qu’il faut intervenir sur le corps d’une fille pour diminuer son désir sexuel et garantir sa fidélité future, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître ce qui se trouve derrière le discours de « protection » : le contrôle de la sexualité féminine. L’Organisation mondiale de la santé est pourtant claire : les Mutilations génitales féminines (MGF) sont des interventions pratiquées pour des raisons non médicales. Elles n’apportent aucun bénéfice pour la santé et peuvent entraîner des douleurs sévères, des hémorragies, des infections, des problèmes urinaires et menstruels, des complications lors de l’accouchement ainsi que des conséquences psychologiques et sexuelles.
En 2026, environ 4,5 millions de filles risquent de subir une MGF, dont plus de la moitié ont moins de cinq ans. Plus de 230 millions de filles et de femmes vivent déjà avec les conséquences d’une MGF.
Alors, de quelle protection parle-t-on ?
L’argument selon lequel l’excision permettrait à une femme d’être plus fidèle mérite d’être regardé sans détour.
L’OMS explique que, dans certaines communautés, les MGF sont considérées comme un moyen de contrôler la sexualité des filles, de favoriser la virginité avant le mariage et la fidélité conjugale ; certaines communautés pensent également que la pratique réduit la libido féminine.
C’est donc bien de sexualité féminine qu’il est question.
Lorsqu’un homme explique qu’il faut exciser une femme pour qu’elle ait moins de désir sexuel, il ne défend pas un traitement médical. Il défend une conception de la femme dans laquelle sa sexualité doit être contenue pour rassurer la société, la famille ou le conjoint.
Une femme n’a pas besoin d’être mutilée pour être fidèle. La fidélité n’est pas une conséquence de l’ablation d’un organe. C’est un choix qui relève de la personne, de ses valeurs et de sa relation avec son partenaire.
Et surtout, depuis quand la diminution du désir sexuel d’une femme constitue-t-elle un objectif de santé ?
Le clitoris n’est pas une partie inutile ou nuisible du corps féminin. Il s’agit d’une structure sensible impliquée dans la fonction sexuelle et le plaisir. Les MGF peuvent endommager les tissus génitaux sains et entraîner notamment des douleurs pendant les rapports, une diminution de la satisfaction sexuelle et d’autres troubles sexuels.
Il y a donc quelque chose de profondément incohérent à présenter comme une « protection » le fait de retirer ou d’endommager une partie saine du corps féminin dans le but de limiter sa sexualité.
Et c’est précisément là que nous nous interrogeons lorsque nous voyons des hommes expliquer publiquement ce qu’il faudrait faire du corps et du clitoris des femmes.
Pourquoi le désir d’une femme devrait-il être considéré comme un problème à régler ? Pourquoi sa fidélité devrait-elle être garantie par son anatomie ? Pourquoi faudrait-il intervenir sur le corps d’une fille pour répondre aux inquiétudes des adultes concernant sa sexualité future ?
Le problème n’est pas que les hommes parlent de l’excision. Ils doivent en parler. Ils doivent même davantage s’engager dans la lutte contre cette pratique. Le problème est que certains hommes continuent de parler à la place des femmes et sur leur corps, en présentant le contrôle de leur sexualité comme une forme de protection.
Excision et circoncision masculine : ne faisons pas semblant de ne pas voir les différences
À chaque fois que l’on parle d’excision, la comparaison avec la circoncision masculine revient. Il faut pouvoir y répondre avec précision.
La circoncision masculine consiste à retirer le prépuce qui recouvre le gland du pénis. Elle peut être pratiquée pour des raisons religieuses ou culturelles et, dans certains contextes, elle est également utilisée dans les stratégies de prévention du VIH.
Les conséquences sanitaires de la circoncision masculine et des MGF ne sont toutefois pas comparables. L’UNFPA souligne que les deux pratiques sont différentes et que les MGF, contrairement à la circoncision masculine, n’apportent aucun bénéfice sanitaire.
Les MGF regroupent quatre grandes catégories. Le type 1 consiste notamment à retirer partiellement ou totalement le gland clitoridien et/ou le capuchon du clitoris. Le type 2 associe l’ablation du gland clitoridien et des petites lèvres, avec ou sans atteinte des grandes lèvres. Le type 3, appelé infibulation, consiste à rétrécir l’ouverture vaginale en créant une fermeture à partir des tissus génitaux. Le type 4 regroupe d’autres actes dommageables pratiqués pour des raisons non médicales, comme les incisions, les perforations ou les cautérisations.
La comparaison ne doit donc pas être utilisée pour relativiser l’excision. Mais elle permet de poser une question : que penserait-on d’une société dans laquelle des femmes décideraient de modifier le corps des petits garçons afin de réduire leur désir sexuel, de garantir leur fidélité future ou de les empêcher d’être « frivoles » ?
La question dérange parce qu’elle permet de comprendre le problème. Lorsqu’il s’agit des hommes, l’idée de contrôler physiquement leur sexualité paraît immédiatement absurde. Lorsqu’il s’agit des femmes, certains trouvent encore des justifications culturelles, religieuses ou morales.
Ce qui doit donc être interrogé, ce n’est pas uniquement ce qui est retiré du corps. C’est aussi pourquoi on le retire, à quel âge, avec quel consentement et au bénéfice de qui.
« C’est notre culture »
L’argument culturel revient régulièrement. Il serait pourtant dangereux de réduire la lutte contre l’excision à une opposition entre « culture africaine » et « valeurs occidentales ». La réalité est beaucoup plus complexe.
L’excision peut être associée à des rites de passage, au mariage, à l’appartenance communautaire ou à la respectabilité. Dans certaines communautés, une fille non excisée peut être considérée comme différente, subir des moqueries ou rencontrer des difficultés pour se marier.
L’OMS souligne justement que, lorsque les MGF constituent une norme sociale, la pression à se conformer à ce que fait la communauté et la peur du rejet peuvent contribuer à maintenir la pratique.
C’est ce que rappelle également, dans une publication sur sa page Facebook, le Dr Moumini Niaoné, médecin, chercheur en santé publique et acteur de la santé communautaire au Burkina Faso. Il raconte avoir rencontré des femmes qui demandaient elles-mêmes à être excisées. Certaines parce que leur mari refusait de les toucher autrement. D’autres parce que leur belle-mère leur avait transmis certaines croyances. D’autres encore invoquaient la religion. Il rapporte également le cas de familles instruites, y compris de personnes ayant fréquenté l’université, qui quittent les villes pour conduire leurs filles au village afin qu’elles soient excisées.
Ces témoignages montrent quelque chose d’essentiel : une norme sociale peut être reproduite par ceux-là mêmes qui en ont souffert.
Une mère peut avoir été excisée. Elle peut connaître la douleur, les humiliations ou les contraintes associées à cette pratique. Elle peut aussi savoir qu’une fille non excisée risque d’être rejetée dans son milieu. Elle conduit alors sa propre fille à l’excision, convaincue parfois de la protéger.
Cela ne rend pas l’acte acceptable. Mais cela permet de comprendre pourquoi la lutte est difficile. Il ne suffit donc pas de dire aux mères : « Vous faites du mal à vos filles. » Il faut également leur permettre de croire qu’en refusant l’excision, elles ne condamnent pas leurs filles au rejet.
C’est là que la lutte contre les MGF devient aussi une lutte contre les normes sociales. Il faut pouvoir préserver ce qui fait la richesse d’une culture sans considérer que tout ce qui a été transmis doit obligatoirement être reproduit. Les rites d’initiation peuvent transmettre l’histoire, les valeurs, les responsabilités et les codes d’une communauté. Mais rien n’oblige à maintenir la mutilation du corps comme condition de cette transmission. Une culture évolue avec les générations. Elle peut conserver ce qui construit et abandonner ce qui détruit.
Au Burkina Faso, selon les données actuellement reprises par l’UNICEF, 56 % des femmes et filles âgées de 15 à 49 ans ont subi une MGF.
Au Mali, la situation reste particulièrement préoccupante. L’UNICEF estime à 89 % la proportion des femmes et filles âgées de 15 à 49 ans ayant subi une MGF.
Contrairement au Burkina Faso, le Mali ne dispose toujours pas d’une loi nationale spécifique criminalisant les MGF. Le rapport 2024 du Programme conjoint UNFPA-UNICEF sur l’élimination des MGF indique que le Mali fait partie des pays soutenus par le programme qui ne disposent pas encore d’une loi nationale spécifique contre cette pratique.
À cet égard, il existe un angle mort régional : les différences de législation entre pays voisins peuvent favoriser les déplacements transfrontaliers.
Une étude transfrontalière consacrée à la frontière entre le Burkina Faso et le Mali a documenté la manière dont des familles pouvaient traverser la frontière pour contourner la législation burkinabè. Le cas de Koro, au Mali, a notamment été documenté dans des travaux consacrés à l’excision transfrontalière.
Cette réalité rappelle qu’une loi nationale, aussi nécessaire soit-elle, ne suffit pas à elle seule. Elle doit être accompagnée d’une coopération entre les États voisins, notamment pour prévenir les déplacements destinés à contourner les dispositifs de protection. Il faut donc davantage d’harmonisation des politiques et des mécanismes de lutte contre les MGF dans la sous-région.
Et la religion ?
La religion est également invoquée dans les discours favorables à l’excision. Mais les responsables religieux ne partagent pas tous la même position sur la pratique. L’Organisation mondiale de la santé relève que certaines personnes présentent les mutilations génitales féminines comme soutenues par la religion, tandis que d’autres responsables religieux participent au contraire aux efforts visant à y mettre fin. Cette diversité des positions mérite d’être rappelée. Des autorités musulmanes de référence se sont clairement prononcées contre l’excision.
En 2007, le Conseil suprême de la recherche islamique d’Al-Azhar, une importante instance religieuse et scientifique de l’institution sunnite égyptienne, a émis une fatwa estimant que les mutilations génitales féminines n’avaient aucun fondement dans la charia et qu’elles constituaient une pratique fautive qui devait être abandonnée. L’UNICEF présente cette décision comme l’une des condamnations islamiques les plus importantes de la pratique.
Au Burkina Faso, l’imam Alidou Ilboudo s’oppose lui aussi clairement à l’excision. Dans son texte intitulé « Des textes sur la circoncision », publié sur Facebook en réponse aux discours favorables à la pratique, il conteste notamment l’idée selon laquelle l’excision des filles serait une prescription de l’islam. Il rappelle que le Coran ne la prescrit pas et qu’aucun hadith authentique ne l’impose. Il considère, au contraire, que les mutilations génitales féminines constituent une atteinte à l’intégrité physique et ne peuvent être justifiées au nom de la religion.
Ces prises de positions montrent que les responsables religieux musulmans ne parlent pas tous d’une seule voix sur l’excision. Si certains mobilisent la religion pour défendre la pratique, d’autres, comme cet imam, s’y opposent au contraire au nom de leur compréhension de l’islam. Le débat ne se résume donc pas à une opposition entre religion et lutte contre l’excision. Il existe aussi, au sein même de l’espace religieux musulman, une contestation de l’argument religieux utilisé pour maintenir la pratique.
Et cette réalité mérite d’être entendue, car la lutte contre l’excision ne doit pas être portée uniquement par les femmes : les hommes, notamment les responsables religieux, ont eux aussi une responsabilité dans la déconstruction des arguments utilisés pour maintenir la pratique.
Une excision médicalisée reste une excision
Un autre argument revient : puisque l’excision existe, autant la pratiquer dans de bonnes conditions, avec du matériel stérile et par un professionnel de santé.
C’est précisément le débat que raconte le Dr Moumini Niaoné dans sa publication. Son étudiant lui expliquait qu’il préférait une excision médicalisée, « sécurisée ». Le médecin lui a alors posé une question simple : « quel est le bénéfice sanitaire qui permettrait de recommander l’excision d’une femme ? » Il n’a pas obtenu de réponse. La science n’en fournit pas davantage.
L’OMS affirme qu’il n’existe aucun bénéfice médical aux MGF et appelle les professionnels de santé à ne pas les pratiquer. En avril 2025, elle a publié de nouvelles recommandations visant notamment à prévenir leur médicalisation.
Selon l’OMS, environ 52 millions de filles et de femmes âgées de 15 à 49 ans avaient subi une MGF pratiquée par un professionnel de santé en 2020, soit environ une survivante sur quatre dans les données disponibles.
Une lame ne devient pas thérapeutique parce qu’elle se trouve dans un centre de santé. Et une blouse blanche ne transforme pas une croyance culturelle en indication médicale.
Les professionnels de santé restent eux aussi des membres de leurs communautés. L’organisation reconnaît que certains peuvent pratiquer les MGF parce qu’ils sont soumis aux mêmes normes sociales que leur entourage. Mais justement, leur responsabilité est encore plus grande. S’ils ont fait exciser leurs filles pour des raisons culturelles ou sociales, qu’ils le disent. S’ils ont cédé à une pression familiale, qu’ils le disent. Mais qu’ils ne donnent pas à cette décision l’autorité de leur profession.
Il serait pourtant injuste de conclure que les hommes sont absents du combat contre l’excision ou qu’ils sont tous favorables à son maintien. Les réseaux sociaux montrent aussi des hommes qui s’opposent fermement à la pratique.
Les hommes doivent faire partie de la solution. Ils sont pères, époux, responsables communautaires, professionnels de santé, enseignants, forces de défense et de sécurité, responsables religieux, journalistes… Ils ont donc une capacité réelle à contribuer à la transformation des normes.
L’UNFPA souligne d’ailleurs que les hommes et les garçons doivent être impliqués dans les efforts visant à mettre fin aux MGF, aux côtés des femmes et des filles. Il ne s’agit pas de demander aux hommes de « sauver » les femmes. Il s’agit de leur demander de remettre en cause les normes qui leur donnent parfois le pouvoir de décider de leur corps.
Sankara l’avait déjà dit
Ce débat n’est pas nouveau au Burkina Faso. Bien avant l’adoption de la loi de 1996 criminalisant l’excision, Thomas Sankara, père de la Révolution, avait engagé une lutte contre cette pratique. Il dénonçait une forme d’aliénation de la femme. Dans l’un de ses discours, il expliquait que la lutte devait également porter sur certains aspects de la culture qui contribuent à maintenir les femmes dans une position d’infériorité. Il considérait l’excision comme un moyen d’amoindrir la femme et de la marquer durablement du sceau de son infériorité. Dans son analyse, l’excision apparaissait aussi comme un mécanisme de contrôle du corps et de la sexualité des femmes. L’idée selon laquelle une femme excisée serait moins portée vers le plaisir sexuel était, selon lui, une justification qui masquait surtout une volonté masculine de mettre en place des garde-fous pour contrôler les femmes. Cette analyse, formulée il y a plus de quarante ans, rejoint précisément ce que nous cherchons à interroger ici : l’excision ne peut pas être réduite à une question de santé ou de protection. Elle participe d’un système de contrôle et d’infériorisation du corps des femmes. Le père de la révolution y voyait une aliénation culturelle à combattre, au même titre que d’autres formes de domination. Il ne s’agissait pas pour lui de nier la culture, mais de refuser qu’elle puisse servir de justification à l’oppression des femmes.
C’est pourquoi il existe aujourd’hui une véritable incohérence à se réclamer de la pensée de Sankara tout en défendant l’excision au nom de la protection des filles. On ne peut pas se revendiquer sankariste et cautionner une pratique que Thomas Sankara lui-même dénonçait comme un instrument d’infériorisation de la femme. Être fidèle à cette pensée sur cette question, c’est précisément refuser tout ce qui contribue à maintenir les femmes sous le sceau d’une infériorité permanente.
Nous avons le droit de défendre une opinion. Nous avons le droit de débattre de la culture, de la religion et des pratiques sociales.
Mais la liberté d’expression ne transforme pas une croyance en vérité scientifique. Elle ne transforme pas une mutilation en acte médical. Elle ne donne pas non plus à un homme le droit de décider qu’une fille doit être mutilée pour devenir une femme respectable ou une épouse fidèle.
C’est ici que la phrase du philosophe Jacques Nanema, publiée sur Facebook, prend tout son sens : « La liberté d’expression doit être subordonnée au devoir de réfléchir. »
Réfléchir, c’est regarder les données. C’est écouter les survivantes. C’est entendre les professionnels de santé. C’est interroger les normes sociales. C’est accepter que certaines pratiques héritées du passé puissent être abandonnées.
En 2026, les données scientifiques sont suffisamment nombreuses pour que le débat ne porte plus sur l’existence d’un éventuel bénéfice sanitaire de l’excision. Il n’y en a pas.
Le véritable débat doit désormais porter sur les moyens de faire reculer une pratique qui continue de se maintenir par la pression sociale, les croyances, la peur du rejet et parfois l’utilisation abusive de la religion.
Une fille ne devrait pas être excisée pour être acceptée par sa communauté. Une femme ne devrait pas être mutilée pour rassurer son mari. Une mère ne devrait pas avoir à choisir entre l’intégrité physique de sa fille et la peur de voir celle-ci rejetée. Et aucun homme ne devrait considérer que le désir sexuel d’une femme est un problème qu’il faut régler en intervenant sur son corps.
Parce qu’il ne s’agit pas de mener une guerre contre les hommes. Il s’agit de mettre fin à une pratique qui porte atteinte à l’intégrité des filles et des femmes. Et dans ce combat, les hommes qui s’opposent à l’excision doivent eux aussi prendre la parole et être entendus.
Car, au fond, la question est simple : voulons-nous continuer à apprendre aux filles que leur corps doit être modifié pour être acceptées ? Ou voulons-nous construire des communautés où une fille peut grandir, devenir une femme et appartenir pleinement à sa société sans avoir à sacrifier une partie de son corps ? À notre sens, la réponse ne devrait plus faire débat.
Samirah Bationo
Source : Le Faso.net (Burkina Faso)
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com
