Pourquoi Biram Dah Abeid s’impose comme la seule alternative crédible pour 2029 en Mauritanie

Depuis des décennies, la Mauritanie piétine dans un système verrouillé par les héritages du passé : castes, impunité, déni et clientélisme. En 2029, face à l’épuisement d’un pouvoir qui se reproduit à l’identique, un nom émerge avec une force grandissante comme l’unique voie d’une alternance réelle : Biram Dah Abeid. Né en 1965 dans une famille haratine, descendant direct des victimes de l’esclavage, Biram incarne dès son origine ce que beaucoup de Mauritaniens vivent dans leur chair : la négation de la dignité. Mais au lieu de la résignation, il a choisi la confrontation.

 En 2008, il prend la tête de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie) et transforme une cause morale en force politique organisée. Ses actions ne sont pas symboliques : elles sont des coups de boutoir contre l’ordre établi. En 2012, il brûle publiquement des textes religieux invoqués pour justifier l’esclavage. Ce geste lui vaut la prison, comme tant d’autres arrestations (2014-2015, 2018…). La réponse du pouvoir est toujours la même : répression, déni et campagnes de diffamation. Pourtant, en 2013, les Nations unies lui décernent le Prix des droits de l’homme. Time Magazine le classe parmi les 100 personnes les plus influentes du monde. La légitimité internationale ne fait que souligner le vide intérieur du régime.

L’esclavage a été aboli en 1981 le dernier pays au monde à le faire et criminalisé en 2007. Officiellement, le problème n’existe plus. Dans les faits, des milliers de personnes, selon les estimations du Département d’État américain et des ONG, vivent encore dans des conditions serviles. Le déni d’État persiste, entretenu par une justice aux ordres et une administration complice. Biram Dah Abeid, lui, ne cesse de documenter, dénoncer et exiger des réparations concrètes sur la question foncière et le passif humanitaire.

Élu député en 2018, il se présente à la présidentielle. En 2019, il arrive deuxième avec 18,6 %. En 2024, malgré toutes les entraves, il franchit la barre des 22,1 % (plus de 218 000 voix). Son score progresse tandis que le pouvoir, réélu dans des conditions contestées, stagne dans l’impopularité. Chaque élection renforce sa stature de principal opposant. Le mouvement IRA, et son bras politique le RAG (Résurgence pour l’Action Globale), reste illégalement privé de reconnaissance officielle. Les autorités multiplient les obstacles administratifs tout en tolérant voire encourageant des lignes éditoriales de diffamation. Pourtant, Biram a construit une force transversale. Des cadres sont partis, d’autres sont restés ou revenus. Le noyau dur tient sur l’essentiel : la dignité humaine, l’égalité réelle entre tous les Mauritaniens, quelle que soit leur origine.

L’entrée dans le mouvement est facile ; y rester exige du courage, surtout quand on aborde sans détour la question foncière ou le passif esclavagiste. Biram Dah Abeid n’est pas un candidat comme les autres. Il n’est pas le produit d’un appareil ou d’une tribu. Il est le produit d’une lutte de plus de quinze ans, payée au prix fort. Son parcours chronologique raconte une radicalisation nécessaire : du militant de terrain au député, du prisonnier politique au challenger qui grignote, élection après élection, le monopole du pouvoir.

En 2029, la Mauritanie aura une chance historique d’alternance. Pas une alternance cosmétique entre clans du même sérail, mais une rupture profonde avec le système qui perpétue l’injustice. Biram Dah Abeid n’est pas parfait aucun leader ne l’est mais il est le seul à avoir démontré, par ses actes, son endurance et son ancrage populaire croissant, qu’il peut porter cette rupture. Le choix ne sera bientôt plus idéologique. Il sera existentiel : continuer dans le déni et la stagnation, ou enfin regarder la réalité en face et construire une Mauritanie fondée sur l’égalité et la dignité de tous ses citoyens. Pour cela, une seule alternative s’impose avec une clarté de plus en plus aveuglante : Biram Dah Abeid en 2029.

 

 

MBG dit Alia Gaye

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 13 mai 2026)

 

 

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