
Agence de Presse Africaine – La Mission permanente du Sénégal auprès de l’Union africaine a signifié vendredi à la Commission de l’UA que le gouvernement sénégalais n’a à aucun stade endossé la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies, au moment même où l’organisation continentale appelait à la solidarité africaine autour de cette candidature.
Le Sénégal a pris ses distances avec la candidature de son ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, portée par l’Union africaine, dans un contexte de rivalités diplomatiques autour de la succession de António Guterres.
Dans une note verbale datée du 27 mars 2026, la Mission permanente du Sénégal auprès de l’UA a indiqué que le gouvernement sénégalais « n’a, à aucun stade, endossé » cette candidature et « n’a pas été associé à l’initiative y afférente », précisant que le pays « ne saurait être considéré comme partie prenante » à cette démarche.
Cette clarification intervient au lendemain de l’adoption, le 26 mars, par le Bureau de l’Assemblée de l’UA, d’un projet de décision présentant Macky Sall, 64 ans, comme candidat africain au poste de chef de l’ONU. Le document met en avant son expérience, son réseau international et sa capacité à promouvoir le consensus, tout en appelant les États membres à soutenir cette candidature au nom de la solidarité africaine.
Plus tôt, le chef de la diplomatie sénégalaise avait déjà affirmé ne pas avoir été consulté sur cette initiative, révélant un décalage entre Dakar et l’organisation continentale sur ce dossier.
Ancien président du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall évolue depuis son départ du pouvoir dans un contexte politique marqué par des relations tendues avec les nouvelles autorités, dirigées par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.
Sur le plan international, la course à la succession d’António Guterres reste ouverte. La candidature de Michelle Bachelet a récemment perdu le soutien de son pays, tandis que d’autres prétendants sont en lice, notamment Rafael Grossi, proposé par l’Argentine, et Rebeca Grynspan.
Le processus prévoit que le Conseil de sécurité recommande un candidat avant sa nomination par l’Assemblée générale, à l’issue de consultations diplomatiques et d’auditions publiques. Ces auditions doivent débuter le 20 avril, chaque candidat disposant de trois heures pour présenter sa vision devant les États membres.
Le mandat d’António Guterres à la tête de l’ONU doit s’achever en décembre 2026.
Source : Agence de Presse Africaine (APA)
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