Le 360.ma – Vidéo – A Nouakchott, les vendeurs de téléphones de Noughdha Sakhina, plus célèbre sous le nom de Points Chauds, sont en colère et ne le cachent pas. L’objet de leur ire: l’introduction de taxes sur les téléphones que le gouvernement avait une première fois supprimées.
Des centaines de commerçants, dont de nombreux diplômés sans emplois, recyclés dans le petit business de vente des téléphones portables, dénoncent une hausse des taxes douanières appliquées aux téléphones portables. Leur crainte est évidente, cette augmentation se répercutera sur le prix de revente et entraînera la baisse de leur bénéfice.
Il faut souligner que dans l’objectif d’harmoniser la fiscalité avec le tarif commun extérieur de la Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest, organisation régionale au sein de laquelle la Mauritanie bénéficie du statut d’associé, le gouvernement a décidé de réactiver les taxes douanières sur toutes les catégories de téléphones mobiles qu’il avait suspendue une première fois pour encourager le développement du secteur des télécommunications.
«Il y a ici des jeunes qui gagnent honnêtement leur vie. Cette nouvelle fiscalité va étouffer nos activités et nous plonger dans la précarité», s’indigne Cheikh Boutar, vendeur de téléphones.
Son collègue Moustapha Khalil juge excessif les taux imposés. «30% d’impôts sur les téléphones en plus des frais de dédouanement, c’est trop et pas normal. A seulement 13%, cette taxe fait passer le prix d’un téléphone de 3.000 à 3.700 ouguiyas. Le 14 Max Pro qui coûtait 27.500 est désormais cédé pour 29.000 ouguiyas».
Daff Sid’El Moctar, vendeur de téléphones, explique que «ce sont des impôts introduits par la Loi des Finances 2026. Ces taux sont de 13% et 30%. Nous interpellons les autorités sur notre situation de jeunes diplômés, sans emplois. Cette activité est notre unique source de revenus».




