Moyen-Orient – L’aviateur porté disparu en Iran a été retrouvé et secouru par les forces américaines

L’aviateur américain porté disparu depuis vendredi, après que l’Iran avait abattu son avion de chasse F-15 dans son espace aérien, a été secouru dans la nuit de samedi à dimanche, alors que Donald Trump a rappelé à Téhéran que son ultimatum pour “rouvrir le détroit d’Ormuz” expirait dans 48 heures.

Courrier international  – Les forces américaines ont retrouvé et secouru dans la nuit de samedi à dimanche le membre d’équipage disparu d’un avion de chasse abattu vendredi au-dessus de l’Iran, “et l’ensemble du personnel impliqué dans l’opération de sauvetage est rentré sain et sauf”, rapporte The Washington Post, citant un responsable américain s’exprimant sous couvert d’anonymat.

L’officier de l’US Air Force “a été secouru par les forces d’opérations spéciales américaines au cours d’une mission périlleuse menée samedi soir, qui a conduit les commandos au cœur du territoire ennemi”, confirme The New York Times.

“Alors que les forces américaines se dirigeaient vers l’aviateur abattu, un échange de tirs a éclaté, a indiqué un ancien haut responsable militaire informé de l’opération”, ajoute le titre new-yorkais. “Au bout du compte, les États-Unis ont pu exfiltrer l’officier dans une opération qui a mobilisé des centaines de soldats des forces spéciales”.

L’officier est “blessé” mais il “s’en sortira”, selon Trump

Donald Trump, qui était resté silencieux sur le sujet toute la journée de samedi, a confirmé l’opération sur son réseau Truth Social, précisant que l’armée américaine avait envoyé “des dizaines d’aéronefs, armés des armes les plus meurtrières”, pour récupérer le membre d’équipage porté disparu, selon CNN.

“Il a subi des blessures, mais il s’en sortira très bien”, a ajouté le président américain. “Cette opération miraculeuse de recherche et de sauvetage vient s’ajouter au sauvetage réussi d’un autre pilote courageux, hier — un sauvetage que nous n’avions pas confirmé, car nous ne voulions pas compromettre notre seconde opération de sauvetage”.

Vers 5h30 (heure française), le correspondant à Washington d’Al-Jazeera avait été le premier à annoncer, citant “une source gouvernementale américaine”, que l’aviateur avait été “localisé” par les forces américaines, qu’une “opération de sauvetage” était en cours, donnant lieu à de “violents échanges de tirs” avec des forces iraniennes.

L’Iran aux trousses de l’aviateur

Si les troupes américaines ont mené “des recherches intensives” toute la journée, l’armée iranienne “s’efforçait, elle aussi, de retrouver le membre d’équipage”, observait plus tôt The New York Times dans son direct.

“Signe de l’empressement de l’Iran à retrouver l’aviateur, la présentatrice d’une antenne locale du diffuseur public iranien a lu vendredi, à la télévision, une déclaration appelant les habitants à capturer le ou les “pilotes ennemis” et à les remettre vivants aux forces de sécurité, contre récompense”, précisait le quotidien américain.

De fait, “retrouver l’aviateur” aurait constitué “un atout majeur pour l’Iran”, analysait Público. “La simple possibilité qu’il soit pris en otage rappelle la crise des otages de 1979, au plus fort de la révolution islamique qui a renversé le Shah Mohammad Reza Pahlavi, lorsqu’un groupe d’étudiants avait pris d’assaut l’ambassade américaine à Téhéran et retenu 52 Américains captifs” durant 444 jours.

“Depuis lors, l’Iran a eu recours aux otages comme stratégie contre ses adversaires, souvent pour obtenir des concessions”, ajoutait le quotidien portugais. “Il a ainsi procédé à la détention arbitraire de citoyens étrangers pendant des années, exigeant parfois une rançon pour leur libération, les échangeant contre des prisonniers iraniens détenus à l’étranger, ou les instrumentalisant à des fins de propagande”.

Téhéran rejette l’ultimatum de Trump

Samedi matin, alors que l’armée américaine se démenait pour retrouver l’aviateur, Donald Trump a rappelé que Téhéran ne disposait plus que de 48 heures pour parvenir à un accord en vue de rouvrir le détroit d’Ormuz.

“Vous vous souvenez quand j’ai donné 10 jours à l’Iran pour CONCLURE UN ACCORD ou ROUVRIR LE DETROIT D’ORMUZ. Le temps presse – 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux”, a écrit M. Trump sur sa plateforme Truth Social.

Téhéran a rejeté l’ultimatum dans la soirée, “menaçant de transformer l’ensemble du Moyen-Orient en un “bourbier” dans lequel “s’enliseront” les États-Unis”, rapporte The Daily Telegraph.

Source : Courrier international (France)

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