Wakat Séra – Maintenant qu’ils sont dix représentants du continent noir, et que le ballon est rond pour toutes les 48 nations présentes aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, les Africains peuvent, non, doivent, enfin, aller à la conquête du trophée. Ils le peuvent, d’autant qu’à l’heure actuelle, en dehors du Cap-Vert qui fait son baptême de feu, toutes les équipes africaines connaissent cette compétition mondiale du foot et même que le Maroc a terminé au pied du podium, en se classant au quatrième rang de la coupe du monde 2022, au Qatar.
Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Algerie, le Ghana, la République démocratique du Congo, la Tunisie, l’Egypte, l’Afrique du sud et bien en entendu le Maroc, sont capables de réitérer l’exploit d’il y a quatre ans. Ils sont même en mesure de ramener, pourquoi pas, la coupe, pour la première fois, en terre africaine, en gagnants. Malgré des difficultés de préparation, des restrictions de voyage pour nombre de leurs supporters ou leurs cadres, et d’autres aléas dont ils sont souvent victimes sur la scène internationale, les Africains ne vont certainement plus se laisser marcher sur les crampons.
N’est-ce pas que les Africains sont de grands animateurs des plus grands championnats européens où, comme on le dit dans les rues d’Abidjan, ils «enjaillent» le public par les dribbles chaloupés, les passes décisives et des buts en or que ne pouvaient marquer, à une certaine époque, que les héritiers du Roi Pelé? N’est-ce pas que les Africains évoluent aux côtés des grandes stars du football mondial, comme Ronaldo, Messi, ou Neymar, pour ne citer que ces trois? N’est-ce pas que la plupart des Africains sont des piliers des clubs emblématiques et connaissent dont parfaitement les meilleurs schémas et stratégies des plus grands techniciens européens ou américains? N’est-ce pas que ce sont ces mêmes Africains qui, naturalisés ou jouissant d’une autre nationalité par divers moyens, font la force des nations citées comme favoris de cette coupe du monde? Il ne reste aux Africains qu’à se laisser guider par l’esprit de gagne et de conquête de leurs ancêtres. En la matière, ils n’ont plus de complexe à se faire, car, les éliminatoires pour avoir droit au ticket américano-mexico-canadien, ont été très disputées, laissant sur le carreau de grandes équipes comme les Lions Indomptables du Cameroun ou les Super Eagles du Nigeria.
Il ne faut pas l’occulter, des obstacles de toutes natures se dresseront sur la route des Africains, tel celui extra-sportif qui a contraint le meilleur arbitre africain de 2025, le Somalien Omar Atan, à revenir à la maison, alors qu’il était qualifié pour siffler au cours de ce mondial 2026. La FIFA doit se remettre en question, elle qui se retrouve ainsi déculottée par cette décision qui renvoie chez lui, un arbitre qu’elle a désigné et accrédité!
En tout cas, les joueurs Africains le savent, au Mondial 2026, l’essentiel sera de gagner la coupe, pas d’y participer en figurants! Du 11 juin au 19 juillet 2026, l’Afrique va rêver en comptant sur ses 10 ambassadeurs! Et quel que soit l’énorme décalage horaire, c’est tout un continent noir qui va veiller devant les écrans de télévision ou l’oreille collée à la radio, pour pousser ses joueurs!
Par Wakat Séra
Source : Wakat Séra (Burkina Faso)
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