Ministre de l’Intérieur : L’enrôlement de la population est devenu un service public permanent qui garantit le droit de tous les citoyens à l’enregistrement

Agence Mauritanienne d’Information – L’Assemblée nationale a tenu, jeudi, une séance publique, présidée par M. Mohamed Bamba Meguett, consacrée à l’écoute des réponses du ministre de l’Intérieur et de la Promotion de la Décentralisation et du Développement local, à deux questions orales suivies d’un débat, présentées par les députés Kadiata Malick Diallo et Almamy Ilo Ba, sur la réalité de l’état civil et les mesures prises pour faire face aux problèmes qui y sont associés.

Dans le cadre de sa question, la députée Kadiata Malick Diallo a indiqué que la décision du ministère de clôturer les processus d’inscription au Registre National des Documents Sécurisés a conduit un certain nombre de citoyens mauritaniens à se retrouver dans une situation de manque de documents d’identité. Elle a ajouté qu’après que le ministère a rendu, en juillet 2025, une nouvelle décision précisant les modalités d’inscription à l’état civil, un ralentissement a été observé dans la mise en œuvre de la décision, outre l’incapacité à simplifier les procédures comme il se doit.

Le représentant s’est enquis des mesures que le secteur compte prendre pour garantir que tous les citoyens mauritaniens puissent obtenir des documents d’état civil et jouir des droits qui y sont attachés.

Pour sa part, le député Al-Mamy Ilo Ba a confirmé qu’il existe des problèmes persistants qui entravent l’enregistrement des citoyens mauritaniens et la correction des erreurs contenues dans les documents de l’état civil, malgré les instructions émises par Son Excellence le Président de la République et les directives particulières du ministre de l’Intérieur et la Promotion de la Décentralisation et du Développement local.

Il a indiqué que parmi les problèmes les plus importants figure celui du retard constaté au niveau de la formation des commissions chargées d’enregistrer et de traiter les erreurs liées aux documents de l’état civil, estimant que cette situation suscite des inquiétudes en raison de ses effets directs sur les citoyens qui attendent des solutions rapides et efficaces à leurs problèmes administratifs.

Le député s’est enquis des mesures prises par le département pour former les commissions d’enrôlement que les citoyens attendent depuis l’adoption de la nouvelle loi sur l’état civil.

Dans sa réponse, le ministre de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement local, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, a affirmé que ll’enrolement au Registre national de la population n’est plus liée à des campagnes exceptionnelles ou à des délais précis, mais est devenue un service public permanent et disponible en permanence dans les différents centres compétents, garantissant que tout citoyen mauritanien puisse obtenir son droit à l’immatriculation et à l’accès aux services de l’état civil.

Dans sa réponse à une question de la députée Kadiata Malick Diallo, le ministre a indiqué que le dossier de l’état civil est l’un des dossiers nationaux les plus complexes depuis des décennies, en raison de l’accumulation de déséquilibres administratifs, techniques et sociaux, indiquant que les pouvoirs publics ont choisi depuis 2019 d’aborder ce problème depuis ses racines à travers des réformes juridiques, administratives et techniques globales.

Il a déclaré que le nombre de personnes inscrites au Registre national de la population est passé de 3,4 millions de citoyens en 2019 à plus de 5,1 millions de citoyens actuellement, après avoir enregistré plus de 1,7 millions de personnes au cours des dernières années, estimant que ces chiffres reflètent l’élargissement de l’accès aux services de l’état civil et sa portée à des groupes restés en dehors du système pendant de longues périodes.

Le ministre a souligné que cette amélioration a été réalisée grâce à la volonté politique de Son Excellence le Président de la République, qui a orienté vers la racine le problème de l’état civil à travers une réforme globale juridique, administrative et technique, au lieu de se contenter de solutions circonstancielles, car les efforts de réforme ont inclus la modernisation du système d’état civil, la numérisation de ses services, le développement de sa structure technique et le rapprochement des services aux citoyens à travers des missions mobiles sur le terrain, en plus de la réalisation d’une vaste enquête auprès des citoyens confrontés à des problèmes d’enrôlement, qui a permis l’enregistrement de plus de 613 mille citoyens.

Il a indiqué que la réforme juridique approuvée en 2025 constitue un changement qualitatif dans ce domaine, puisqu’elle établit le principe de restrictions permanentes et ouvertes sans délais définitifs, permettant à tout citoyen remplissant les conditions légales de postuler à tout moment pour obtenir son droit d’enregistrement. Dans ce contexte, 36.516 citoyens ont été enregistrés en moins d’une année.

Le ministre a souligné que le gouvernement continue de mettre en œuvre une vision claire basée sur la garantie qu’aucun citoyen ne reste en dehors du système d’enregistrement biométrique, soulignant que le droit à l’identité et aux documents d’identification représente une passerelle essentielle pour bénéficier des services publics, notamment l’éducation, la santé, la protection sociale, l’emploi et la participation politique.

Il a souligné que ce à quoi nous assistons aujourd’hui est la première réforme globale et radicale qui s’attaque à la racine du problème au lieu de se limiter à ses résultats. Ainsi, le gouvernement a fait son choix une fois pour toutes : pas de citoyen sans identité, et pas de Mauritanien en dehors de l’enrôlement biométrique de l’État.

Il a appelé tous les élus, acteurs politiques, partis politiques, organisations de la société civile et médias à suivre cet effort gouvernemental et à contribuer à sensibiliser les citoyens sur l’importance de l’inscription au registre biométrique, en veillant à ce que chaque citoyen bénéficie de son droit à l’identité, aux documents d’identification et aux services associés.

En réponse à la question du député Almamy Ilo Ba concernant les commissions locales chargées de l’identification et des statistiques, le ministre a souligné que la question semblait avoir été posée il y a quelque temps, et qu’à l’époque c’était une question valable, puisque le ministère de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement local était engagé dans la formation des commissions locales chargées de l’identification et des statistiques.

Il a souligné que ces commissions, au nombre de 238, ont été constituées et désignées au niveau de toutes les communes du pays depuis fin septembre dernier, et diverses démarches techniques et administratives ont été accomplies pour leur permettre d’accomplir leurs tâches dans les meilleures conditions.

Il a ajouté que ces commissions ont pu jusqu’à présent étudier et traiter des dizaines de milliers de dossiers, et dénombrer un nombre important de citoyens auparavant non enregistrés, ce qui reflète l’efficacité de la nouvelle approche adoptée par le gouvernement, sous les hautes directives de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Al-Ghazouani, soulignant que la restriction de population n’est plus liée à des campagnes exceptionnelles ou à des délais précis qui expirent à l’expiration de leurs délais, mais est devenue un service public permanent et continuellement disponible dans les différents centres concernés.

Il a également indiqué que dans le cadre de cette approche, tout citoyen qui remplit les conditions légales et qui ne s’est pas préalablement inscrit pour quelque raison que ce soit, pourra se rendre au centre compétent, où les commissions locales légalement autorisées vérifieront son identité, étudieront son statut et prendront les mesures nécessaires pour l’inscrire au Registre national de la population conformément aux contrôles légaux approuvés.

Il a souligné que le but de cette réforme est de mettre un terme définitif aux souffrances des citoyens qui, pour diverses raisons, ont manqué l’opportunité des statistiques antérieures, et de garantir le droit de tout citoyen méritant d’accéder aux services de l’état civil et aux documents sécurisés selon des procédures transparentes, justes et équitables.

 

 

 

Source : Agence Mauritanienne d’Information (AMI)

 

 

 

 

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