Mauritanie – Politique ves un Dialogue national axé sur le consensus

La Dépêche – Le gouvernement s’apprête à organiser un Dialogue national inclusif à l’initiative du président de la République, avec pour objectif de parvenir à un consensus sur les principales réformes politiques, institutionnelles et sociales du pays, selon un guide de référence élaboré à l’issue de consultations entre les différentes parties prenantes.

Selon un guide, ce dialogue réunira les partis politiques, les organisations de la société civile, les syndicats ainsi que des personnalités indépendantes reconnues pour leur expertise et leur contribution au débat national. Les conclusions qui en découleront feront l’objet d’un suivi particulier afin d’assurer leur mise en œuvre effective, conformément à l’engagement du chef de l’État.

Le document souligne que le consensus constituera la « règle d’or » de l’ensemble du processus, depuis sa préparation jusqu’à l’adoption de ses recommandations. Les participants seront ainsi appelés à faire preuve d’ouverture, de responsabilité et de capacité à rechercher les compromis nécessaires.

Le Dialogue national est présenté comme un exercice de construction collective de l’avenir visant à renforcer les fondements du vivre-ensemble, consolider la cohésion sociale, améliorer la gouvernance publique et renforcer la légitimité des institutions. Il devra également favoriser une participation plus inclusive des jeunes, des femmes, des personnes en situation de handicap, des groupes marginalisés et de la diaspora à la vie nationale.

Quatre grandes thématiques ont été retenues à l’issue des consultations préliminaires : l’unité nationale et la cohésion sociale, le modèle démocratique du pays, le système de gouvernance en vigueur ainsi que l’inclusion des catégories vulnérables et la prévention des menaces.

Les travaux s’articuleront autour d’ateliers thématiques dirigés par des modérateurs et facilitateurs chargés de rapprocher les points de vue et de favoriser l’émergence d’accords consensuels. Une équipe de rapporteurs sera également désignée pour consigner les conclusions des débats.

Le dialogue devrait se dérouler sur une période indicative d’un mois sous la supervision d’une Commission de supervision composée de représentants de la majorité et de l’opposition, de membres de la société civile et de personnalités indépendantes. Cette instance sera chargée de veiller au bon déroulement des discussions, de valider les participants et d’élaborer un mécanisme de suivi des conclusions.

Six sous-commissions spécialisées seront mises en place pour encadrer les débats portant sur l’unité nationale, la gouvernance, la démocratie, l’intégration, la communication et le suivi des recommandations.

Parmi les garanties prévues pour assurer l’application des conclusions figurent un engagement solennel du président de la République, l’approbation formelle des recommandations par l’ensemble des participants, la signature d’une déclaration d’entente ainsi que la création d’un mécanisme consensuel de suivi. La médiatisation des travaux, notamment par leur retransmission sur des supports audiovisuels, est également envisagée.

Les travaux devraient déboucher sur des recommandations opérationnelles et consensuelles destinées à renforcer l’unité nationale, consolider le système démocratique, améliorer la gouvernance publique et favoriser une plus grande implication de toutes les composantes de la société mauritanienne dans le développement du pays.

 

 

Source : La Dépêche (Mauritanie)

 

 

 

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