
Dans l’attente d’investissements d’ici fin 2026 du projet d’uranium de Tiris dans le Nord-Est du pays, les observateurs s’interrogent sur une décision politique prise en dehors de la République.
En effet, le projet d’uranium de Tiris Zemmour s’inscrit dans le cadre d’un modèle extractiviste sans transformation locale comme les autres minerais, le fer, l’or et le cuivre et bientôt les phosphates. Le ministère des mines a encore une fois renoncé à son rôle régalien de contrôle pour le confier à une société étrangère Aura Energy à Nouakchott. Laquelle devra définir les normes, les risques et les chiffres. Dans cette phase finale d’investissements d’ici la fin de l’année, l’Etat devient un simple signataire d’un projet qu’il ne maîtrise pas. Les interrogations des observateurs sont légitimes à cause du silence institutionnel sur un dossier aussi stratégique que l’uranium sans capacité de contrôle. C’est une faute politique du parlement qui vient de laisser passer un projet nucléaire. C’est le vrai scandale. Le gouvernement vient encore une fois de sacrifier une région périphérique pour une rente dérisoire. Le projet Uranium Tiris n’est pas seulement un mauvais accord mais une mise en danger sanitaire d’une population qui souffre déjà des poussières et des maladies respiratoires.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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