Les arrestations et la violence policière contre des manifestantes de l’IRA cette semaine à Nouakchott, indigne les observateurs qui pointent une preuve de la peur du pouvoir.
La répression qui s’est abattue sur les femmes et filles liées à l’IRA n’est une bavure policière mais une stratégie des autorités de Nouakchott qui vise à briser la colonne vertébrale de la résistance haratine contre la condamnation arbitraire de deux leurs députés. Leur crime c’est de porter la mémoire et la dignité des femmes. Les arrestations de militantes de l’IRA,indigne les observateurs qui pointent une violence physique et une humiliation des femmes et filles du mouvement anti-esclavagiste. Les manifestantes sont descendues dans la rue pour protester contre deux députés de l’IRA qui viennent d’être condamnées à quatre ans de prison pour avoir critiqué Ould Ghazouani et le gouvernement.Cette répression des femmes s’inscrit dans une logique d’abord patriarcale dans un pays où le corps féminin est utilisé comme espace de punition et ensuite où les femmes haratines sont ciblées parce qu’elles incarnent la mémoire vivante de l’esclavage et sa contestation et enfin où l’État cherche à neutraliser l’IRA en frappant ses militantes les plus vulnérables, pour briser la mobilisation.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 08 mai 2026)
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