La satisfaction du président mauritanien du secteur industriel à l’issue de l’Expo Mauritanie 2026 à Nouakchott, est considérée par les observateurs comme une confirmation que l’industrie hors mines demeure marginale et structurellement contrainte.
En effet, la croissance industrielle pointée par Ould Ghazouani face aux entrepreneurs et investisseurs, dépend du fer, de l’or et du cuivre et depuis 2024 du gaz offshore que la Mauritanie partage avec le Sénégal. Ce qui rend vulnérable le pays à la volatilité des prix internationaux. La satisfaction du président mauritanien de ce secteur faiblement diversifié est un double langage. Cet optimisme est révélateur d’une faible intégration nationale. Les mines créent peu de chaînes de valeur locales. Les liens avec l’agriculture, la pêche ou les services logistiques restent embryonnaires.
Incontestablement, le secteur industriel mauritanien est dominé par les industries extractives. Peu créateur d’emplois, il est vulnérable aux chocs extérieurs.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 25 avril 2026)
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