Mauritanie : une dette qui finance davantage la stabilité du régime que le développement du pays

Le rapport 2025 du FMI est formel. La Mauritanie présente une économie vulnérable, une gestion des données encore défaillante et une dette susceptible d’augmenter brutalement au moindre choc. Ce cri d’alarme est le symptôme d’un modèle de gouvernance qui finance peu le développement.

Les observateurs qui pointent des déplacements très fréquents à Nouakchott et plusieurs financements du FMI depuis la réélection de Ould Ghazouani, ne sont pas surpris de son rapport alarmant de 2025 sur la dette croissante du pays. Encore moins les trois millions de Mauritaniens devenus plus pauvres alors que le pays produit du gaz et du pétrole. La dette publique, entre 60 et 70 pour cent du PIB, pourrait augmenter de six points en 2026 soit près de 4 milliards de dollars. Ce qui est grave pour les finances publiques. Le FMI, la Banque mondiale et les bailleurs bilatéraux ne sont pas neutres. Cette cogestion avec le gouvernement mauritanien est mal perçue par les observateurs qui pointent un modèle qui perpétue la dépendance. Le gouvernement utilise la dette pour payer les salaires des fonctionnaires, financer les projets vitrines de Ould Ghazouani destinés à la communication.

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 03 août 2026)

 

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