Mauritanie : un week-end aux couleurs du Festival national de la teinture

Le 360.maVidéoValoriser un art méconnu et renforcer l’autonomie des femmes, c’est le double objectif du Festival National de la Teinture, dont la première édition se tient ce week-end à Nouakchott.

Le parc OMVS de Nouakchott abrite ce week-end (vendredi et samedi), le Festival National de la Teinture (FESTEINT).

Une manifestation de 48 heures, dont l’objectif est de valoriser une activité artisanale portée par des femmes, consistant à colorer des tissus de bazin ou de coton, avec un indigo naturel, pour aider la filière à sortir de l’ombre.

Activité qui remonte à la nuit des temps et d’une importante dimension économique et sociale, la teinture participe à l’autonomisation et l’indépendance économique des femmes, qui prennent en charge les dépenses familiales et les frais d’éducation des enfants, en dépit de l’absence d’un cadre organisationnel qui conférerait plus de valeur ajoutée à la filière.

 

Ces deux journées de Festival National de la Teinture (FESTEINT) offrent l’occasion de rendre un vibrant hommage aux pionnières de l’activité, Bata Kagne et Kardiatou Yaya, originaires de la ville de Kaédi.

Nena Ly, promotrice de l’événement, explique «c’est la première édition du FESTEINT, Festival National de la Teinture, initié par l’association, Ici, la Mauritanie». Une démarche adoptée sur la base d’un constat «la teinture en Mauritanie comporte des aspects d’une réelle originalité, mais reste très mal connue au plan international, contrairement à la reconnaissance dont jouit cet art dans les autres pays, à travers le pagne».

Une revalorisation qui doit passer par la création d’un cadre organisationnel, mais aussi la sensibilisation par rapport à l’usage des produits” dont certains comportent des risques au plan sanitaire et environnemental.

Coumba Tandia, actrice de la filière teinture apporte son témoignage «je suis promotrice de la marque Voile de Kaédi basée à Nouakchott. Nous transformons en tenues les voiles teintes à Kaédi, grâce à notre complexe de Nouakchott. Ces braves dames font de la teinture et contribuent grandement à l’éducation de leurs enfants. Nous, on achète ces tissus teints à Kaédi pour les amener à Nouakchott et en faire diverses tenues de tous les jours pour que tout le monde puisse en porter facilement ».

Sosso Sidibé, visiteuse «c’est intéressant de réunir toutes ces femmes, dynamiques, dans une grande diversité à la fois dans les articles et dans les projets. Je découvre, grâce à cette initiative, deux pionnières de la teinture, Kardiatou Yaya et Bata Kagne”.

Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

 

 

 

Source : Le 360.ma 

 

 

Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page