
Le parti au pouvoir en Mauritanie INSAF persiste à réclamer un troisième mandat de Ould Ghazouani dans la perspective du dialogue politique dont les soupçons de huit clos suscitent des inquiétudes des observateurs.
Dans un contexte où c’est le parti au pouvoir INSAF qui ouvre le débat d’un troisième mandat, les observateurs pointent la difficulté d’un système à penser la succession autrement que par la continuité du même homme malgré le verrou de la constitution. Le débat est donc aussi un débat sur la capacité de l’armée à accepter une alternance à laquelle aspire le peuple mauritanien depuis l’élection du premier civil Sidi Ould Cheikh en Abdallahi en 2006. Ce spectre du troisième mandat de Ould Ghazouani qui plane depuis des mois sur la scène politique, est révélateur sans doute d’une transition inachevée. Les institutions apparaissent comme une démocratie, mais les réflexes du système sont militaires. Le véritable enjeu n’est pas Ghazouani lui-même, mais la capacité des gouvernants à consolider une alternance apaisée dans un contexte sahélien instable et surtout de dialogue politique qui continue de susciter des inquiétudes. Le silence de Ould Ghazouani jusqu’ici entretient l’ambiguïté d’un troisième mandat.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 31 mars 2026)
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