Mauritanie : un pouvoir inquiet de la mobilisation harratine à Nouakchott

L’interdiction de la marche de la charte des droits des Haratines à Nouakchott, indigne les observateurs. Cette décision des autorités de Nouakchott n’est pas isolée dans un contexte d’arrestations de deux députées de l’IRA et d’autres militants du mouvement.

Cette série d’interdictions visant des manifestations critiques, notamment celles de l’IRA portant sur les prix ou les droits civiques, est une contradiction flagrante avec les discours officiels. Elle renforce le sentiment d’exclusion d’une communauté déjà marginalisée depuis 1960. C’est avant tout une atteinte au droit constitutionnel de manifester. L’interdiction de cette marche apparaît politiquement ciblée, dans un contexte où les défenseurs des droits humains haratines subissent déjà arrestations, intimidations et campagnes de dénigrement. Les observateurs craignent une radicalisation du débat sur la scène nationale. Cette décision des autorités de Nouakchott montre que la question haratine demeure un nœud politique central, que l’État tente encore de gérer par la restriction plutôt que par la réforme. Ce n’est pas la marche que le pouvoir interdit c’est l’idée que les Haratines peuvent exister politiquement en dehors du système.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 30 avril 2026)

 

 

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