
L’érudit mauritanien Ould Chah vient de relancer le débat sur la scène politique sur l’illégalité des impôts qui perdure malgré l’existence des principes islamiques. Pour les observateurs, cette dualité crée une tension permanente entre nécessité budgétaire et légitimité religieuse.
En effet, la Mauritanie est un Etat avec des institutions modernes avec des impôts et taxes, des droits de douane et des redevances minières et en même temps une société marquée par une référence islamique, la Charia ou loi islamique. L’islam ne rejette pas la fiscalité, en revanche elle impose des contributions obligatoires comme la Zakât dont l’objectif est la redistribution de la richesse nationale aux pauvres. Et également l’impôt sur la production agricole appelé « Ushr ». Il y a également la contribution des non-musulmans. Alors que la fiscalité moderne est un système lourd et fragmenté en multiples taxes souvent perçues injustes par les Mauritaniens surtout les plus démunis. Cette mauvaise coexistence est mal perçue par les érudits mauritaniens qualifiant les impôts modernes d’illégaux. Le véritable problème est l’injustice perçue, la complexité du système, et le manque de transparence. Pour les observateurs, dans un pays aussi riche, une fiscalité alignée sur ces valeurs islamiques renforcerait la confiance, améliorerait la collecte et contribuerait à un développement plus harmonieux.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 26 février 2026)
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