Le 360.ma – Vidéo – Sur instructions du président de la République, le gouvernement a pris plusieurs mesures préventives pour limiter les impacts de l’explosion des cours du pétrole suite à la perturbation de la navigation dans le détroit d’Ormuz par lequel transitent 20% des exportations du pétrole et du gaz.
Abdallah Souleymane Cheikh Sidya, ministre des Affaires économiques et du Développement, affirme que «le gouvernement a dégagé des marges financières conséquentes pour maintenir les prix des denrées essentielles à un niveau raisonnable face à des circonstances exceptionnelles».
Le quasi fermeture du détroit d’Ormuz a perturbé la livraison de biens de diverses natures à l’échelle planétaire. Selon la note onusienne intitulée «Perturbations du détroit d’Ormuz– Implications pour le commerce mondial et le développement», le trafic maritime à travers le détroit s’est effondré de 97% en quelques jours.
La moyenne quotidienne de navires, qui atteignait 129 transits entre le 1er et le 27 février, est tombée à 4 navires au 7 mars, révélant une interruption quasi totale des flux commerciaux.
La Mauritanie, pourtant loin de la zone du conflit, risque d’en subir les ondes de choc. Le gouvernement a donc pris des mesures préventives. Il s’agit de subventions du carburant, du gaz et des denrées de base (blé, riz, sucre, huile), pour maintenir les prix à un niveau qui ne soit pas prohibitif. Le gouvernement s’engage également à contrôler les prix plafonnés, réduire l’utilisation des véhicules étatiques et la consommation de l’énergie dans les administrations .
Mohamed Khaled, ministre de l’Energie et du Pétrole s’en explique «la situation géopolitique au niveau du Golfe à des répercussions géopolitiques sur tous les pays du monde. Le cours mondial du baril de pétrole, qui était de 60 dollars (avant le déclenchement de la guerre), avec des perspectives de baisse, est subitement monté, obligeant les gouvernements à prendre des mesures de réajustement pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens».
Dans le cadre de la préservation du pouvoir d’achat, des subventions massives concernent le gasoil (31 ouguiyas) et le gaz (61 ouguiyas par bouteille de 12 kilogrammes).



