
Le 360.ma – Vidéo – Le président mauritanien Mohamed Cheikh El Ghazouani a reçu en audience tous les leaders du Pôle de la Coalition de l’Opposition Démocratique pendant neuf heures. Une rencontre qui a permis d’arrondir les angles et de remettre le dialogue national sur les rails.
Neuf heures, c’est la durée marathon de la rencontre entre le président Mohamed Cheikh el-Ghazouani et les dirigeants de l’opposition dialoguiste regroupés au sein du Pôle de la Coalition de l’Opposition Démocratique (PCOD).
Cette rencontre était nécessaire pour remettre le dialogue sur les rails après des divergences qui ont failli faire capoter celui-ci bien avant qu’il ne débute.
Au cœur du problème, la volonté des partis de la mouvance présidentielle d’inclure un point relatif au mandat présidentiel dans les points du dialogue.
L’objectif claire affichée étant de permettre au président de pouvoir bénéficier d’un troisième mandat à la tête du pays à la fin de son mandat actuel.
Une possibilité à laquelle s’oppose catégoriquement l’opposition mauritanienne arguant que ce point est définitivement réglé par la constitution mauritanienne qui limite le nombre de mandat présidentiel successif à seulement deux.
L’actuel président est en train d’accomplir son second et dernier mandat, selon la Constitution. Du coup, pour l’opposition, ce point ne peut faire l’objet de discussion lors du dialogue national.
Houssein ould Meddou, ministre de la Culture, des Arts, chargé des relations avec le parlement et porte-parole du gouvernement, a expliqué que cette rencontre marathon découle «d’une option stratégique en faveur d’une concertation régulière dans la perspective du dialogue à venir, qui s’inscrit dans un contexte différent, en dehors des échéances électorales» avec pour seul objectif «l’élargissement du champ de la concertation politique».
Pour sa part, Amadou Tidiane Diop, président du Front Républicain pour l’Unité et la Démocratie (FRUD) et député, est revenu sur les attentes de la classe politique. «La question essentielle du blocage du processus de dialogue suite à l’introduction par la majorité, d’un point relatif au mandat. L’opposition souhaite que le président de la République, demande à la majorité de retirer cette question de l’agenda des débats».
Cette doléance du pôle de l’opposition constitue un point de divergence «le président de la République a affirmé qu’il ne demandera pas le retrait de ce point des débats prévus dans le cadre du dialogue national qui doit être une concertation sans tabous».
Toutefois, en Mauritanie, la limitation constitutionnelle du mandat du président de la République, est protégée par des clauses d’éternité.
Le président de la République a pris l’engagement de mettre en œuvre tous les points ayant fait l’objet de consensus à l’issue du dialogue politique.




