Mauritanie : quand quelques millimètres de pluie suffisent à paralyser Nouakchott

Les Nouakchottois ne sont pas surpris cette fin de semaine de voir le même spectacle chaque année. Quelques heures de pluie suffisent pour transformer des routes en lacs, isoler des quartiers entiers, perturber les transports et ralentir l’activité économique.

Retour à un simple événement météorologique qui est devenu chaque année une crise nationale. Les regards des observateurs sont tournés vers les quartiers périphériques Riyad, Arafat, Toujounine, Dar Naïm ou El Mina où les habitants connaissent le scénario par cœur. Des routes impraticables, des véhicules abandonnés dans l’eau, des enfants empêchés de rejoindre leurs écoles et des travailleurs contraints de rentrer chez eux. Cette désorganisation de la capitale qui compte aujourd’hui plus d’un million d’habitants par de petites précipitations, est encore une fois une anomalie de la gouvernance de Ould Ghazouani depuis 2019. La réponse à cette mauvaise gestion renvoie à plusieurs décennies de développement urbain mal maîtrisé. La paralysie de la capitale révèle un déficit de planification urbaine et d’investissement dans les infrastructures. C’est la responsabilité politique qui est pointée du doigt par les observateurs. La paralysie de Nouakchott constitue ainsi un révélateur brutal des lacunes en matière de gouvernance urbaine.

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 29 septembre 2026)

 

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