Mauritanie : quand l’État abandonne ses citoyens à l’insécurité sanitaire

La Mauritanie vit une crise sanitaire silencieuse exacerbée depuis 2019 par le résultat d’un désengagement politique massif de Ould Ghazouani.

Les Mauritaniens font face depuis des décennies à des épidémies évitables qui tuent encore, à des aliments impropres qui circulent librement. Dans un pays où les femmes meurent en couches faute de soins, c’est la santé publique qui prend de sérieux coups. Cette crise sanitaire qui perdure, relève de la responsabilité de l’Etat absent là où il devrait protéger. Les épidémies de rougeole, diphtérie ou fièvre de la Vallée du Rift reviennent chaque année. Les contrôles alimentaires sont sporadiques, opaques, incapables d’empêcher la circulation de produits dangereux. Les observateurs pointent une santé publique réduite à des opérations de communication avec les annonces : « campagnes de contrôle », « inspections », « destructions de produits périmés ». Les plus exposés sont toujours les mêmes populations vulnérables dans les zones rurales et urbaines notamment les quartiers populaires de Nouakchott abandonnés à leur sort.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 25 juillet 2026)

 

 

 

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