Mauritanie : l’éducation aux droits humains ne peut exister dans un système qui craint la citoyenneté

En réaffirmant à Genève l’attachement de la Mauritanie à l’importance de l’éducation dans le domaine des droits de l’homme, le commissaire mauritanien aux droits de l’homme retombe dans l’hypocrisie institutionnelle de la gouvernance de Ould Ghazouani.

Pour les observateurs, l’éducation aux droits de l’homme reste un chantier abandonné par l’Etat depuis longtemps et instrumentalisé comme vitrine diplomatique, mais jamais assumé comme projet national. Ce fossé grandissant entre un discours lénifiant du commissaire mauritanien aux droits de l’homme et des pratiques connues, est abyssal. Entre des programmes scolaires muets et des enseignants non formés, les institutions mauritaniennes sont frileuses. Cette culture politique est hostile à l’émancipation citoyenne. En Mauritanie, parler de droits de l’homme est toléré tant que cela reste dans les communiqués officiels. Affirmer l’attachement de son pays à l’importance de l’éducation dans le domaine des droits de l’homme ce sont juste des slogans pour les rapports internationaux. Les observateurs s’interrogent sur cet enseignement dans un pays où les défenseurs des droits sont régulièrement intimidés ou surveillés.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 16 septembre 2026)

 

 

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