La production rizicole a atteint près de 230 000 tonnes en 2025 soit une augmentation de 27 pour cent par rapport à 2024. Pour les observateurs ce sont des résultats encourageants mais qui ne garantissent pas l’autosuffisance alimentaire.
Cette performance est le cœur du paradoxe de l’agriculture mauritanienne. Même si la production augmente cette année, la demande nationale croît également, et les importations restent structurellement élevées. L’ambition affichée par le gouvernement d’autosuffisance alimentaire est claire mais les infrastructures et la gouvernance ne suivent pas encore le rythme. La volonté politique exclut le remplacement de périmètres rizicoles au niveau de la vallée du fleuve par la canne à sucre. C’est incontestable que le riz local augmente en grande quantité de plus de 230 000 tonnes en 2025. C’est l’absence de qualité qui est pointée du doigt et en prix pour concurrencer les importations. La contradiction principale c’est que cette hausse de la production ne se traduit pas automatiquement en amélioration des conditions de vie des populations rurales, alors même que la vallée du fleuve Sénégal concentre 36,44 % de la population. L’autosuffisance rizicole ne peut être atteinte sans une inclusion économique réelle des femmes, notamment dans la transformation et la commercialisation.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 05 mars 2026)
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