Les pigistes de la Télévision mauritanienne montent au créneau cette semaine à Nouakchott, très remontés de la réduction de leur salaire après pourtant un changement de statut.
Devenus permanents, ils touchent maintenant 30 à 50 % de leurs revenus, alors que la régularisation devait améliorer leur situation. Cette aberration administrative révèle un problème de grille de salaire, un serpent de mer qui relance la classification des postes et l’absence d’harmonisation interne des salaires dans l’audiovisuel public. Cette inflation artificielle des effectifs de plus de 700 pigistes est le symptôme d’une gouvernance clientéliste. Les observateurs pointent l’absence de transparence dans les critères de régularisation. Et pire les anciens pigistes de 10 à 20 ans de service se retrouvent très frustrés parce que moins payés avec un statut de permanent vidé de sens. Cela crée un climat social explosif, illustré par les sit-in devant le ministère de la Culture. Les recrutements de complaisance montrent que la RTM reste un instrument politique, non une institution professionnelle. Cette crise révèle les failles structurelles de la gouvernance des médias publics en Mauritanie.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 18 février 2026)
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