Mauritanie : Nouakchott, une capitale prise en otage

Le contexte de crise internationale impacte le prix des hydrocarbures à Nouakchott où les prix sont en nette hausse par rapport au mois dernier. Tout dépend du carburant.

La capitale mauritanienne qui compte plus d’un million d’habitants vit au rythme d’une nouvelle hausse du prix du carburant et du gaz. Les Mauritaniens sont pris en otage. C’est tout le marché des hydrocarbures qui est touché quand le litre de gasoil est maintenant à plus de 591 anciennes ouguiyas et celui de l’essence à plus de 619 ouguiyas. Et pendant ce temps, les entreprises d’importation, protégées, opaques, jamais auditées, continuent de fixer les règles du jeu. Cette hausse est dictée par les bailleurs. La Mauritanie importe 100 % de son carburant alors qu’elle est devenue un pays producteur de pétrole et de gaz avec une nette amélioration de la production au premier trimestre 2026. La hausse du carburant est un révélateur brutal d’un État qui protège les marges des importateurs et les réseaux de rente. Les mesures d’accompagnement (SMIG à 50 000 MRU, transferts monétaires) ne compensent ni l’inflation généralisée, ni la dépendance structurelle au carburant.

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 07 mai 2026)

 

 

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