Le développement local semble une nouvelle fois placé sous le régime de « l’urgence » comme en témoignent les concertations lancées à Zouérate et à Sélibaby pour lancer la deuxième phase.
En effet, 26 milliards d’ouguiyas ont été dégagés en 2025 pour les 12 régions que compte le pays et entièrement financées par l’État. Huit secteurs étaient visés, parmi lesquels l’éducation, la santé, l’eau, l’électricité, le désenclavement, l’agriculture, l’élevage et l’autonomisation des jeunes. Une année après, les observateurs s’interrogent sur la transparence et la lisibilité de la dépendance publique avant de lancer la deuxième phase dont les concertations ont déjà commencé à Zouerate et à Sélibabi cette fin de semaine. Ces crédits doivent correspondre à des résultats mesurables. La consultation permanente peut même finir par soulever une contradiction politique. Une route se mesure en kilomètres. Une école par son existence et son fonctionnement. Un centre de santé par ses équipements et les services disponibles. Un projet d’électrification par les localités effectivement desservies. Le développement local ne peut donc plus être évalué au nombre de délégations envoyées dans les wilayas, de réunions organisées ou de discours prononcés.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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