La diaspora mauritanienne ne peut plus être réduite à ses transferts financiers, pas davantage qu’à une communauté que l’on sollicite ponctuellement lorsque les besoins nationaux l’exigent. C’est le premier enseignement politique du premier forum de la diaspora à Nouakchott, présidé par le président Ould Ghazouani.
En effet, une diaspora n’est pas uniquement une source de devises. Elle rassemble des universitaires, médecins, ingénieurs, entrepreneurs, étudiants, chercheurs, travailleurs et acteurs associatifs susceptibles d’apporter le développement de leur pays. Le deuxième enseignement interpelle le président mauritanien et les participants au forum sur ce qui restera une fois les délégations réparties de Nouakchott ? Pour les observateurs, le forum devra dépasser les discours, les photographies et les recommandations ambitieuses pour des engagements identifiables et un suivi. Le rapport de la Mauritanie à ses ressortissants de l’étranger gagnerait à changer de paradigme. C’est le troisième enseignement qui interroge la garantie de Ould Ghazouani à tous ses citoyens vivant à l’Etranger. Le véritable Forum commencera le 1er novembre.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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